Fruit de la grande corruption en cours au Bénin : BIENTOT UNE RAFFINERIE DE PETROLE ET UNE RIZERIE INSTALLEES AU BENIN : (ELLES APPARTIENDRONT A UN HOMME POLITIQUE ET L’UNE DE SES COMPAGNES)

21 déc, 2009 | Par | Rubrique : Manchette

akofodjiroger-dovonou-150x150Dans les mois à venir, le Bénin sera doté de nouvelles infrastructures industrielles qui vont réellement changer la configuration du tissu industriel local. Comme par le passé, ces ouvrages ne seront pas le fruit du travail sain d’hommes d’affaires ayant bâti leur fortune à la sueur de leur front. Il s’agira tout simplement, d’un blanchiment de l’argent volé au peuple béninois par des manœuvres dolosives.

Bientôt, le Bénin se verra doter de deux nouveaux outils indéniables de développement à savoir une raffinerie de pétrole et une rizerie. Si cela est un certain gage pour l’émergence de notre pays qui doit nécessairement passer par le décollage de son industrie, force est cependant de reconnaître que des voix s’élèvent déjà pour dénoncer ce coup de force que s’évertuent à perpétrer certains des fils et filles de notre pays. En effet, de très bonnes sources indiquent que ces ouvrages qui vont sortir sans délai de terre et qui feront la fierté des Béninois, toutes tendances confondues, ne sont que le fruit de la grande corruption qui s’est développée pendant les trois dernières années, à l’ère du changement. Derrière ces actes se cacheraient un homme politique et l’une de ses compagnes. Mais l’opération s’articule autour d’un homme d’affaires qui servira d’écran grâce à sa connaissance du monde des affaires. Le tout par le jeu de sociétés écran fabriquées ici et ailleurs, en Afrique.

A qui profite le crime ?

Amorcée à marche forcée, la production à grande échelle de riz au Bénin n’est donc pas un pur hasard car cela entre dans une stratégie bien conçue et pensée pour enfin créer toute une filière qui sera gérée plus tard par ce couple politique. D’ailleurs, beaucoup ne se font plus d’illusions vue la manière dont le promoteur du Nérica a été évincé pour permettre à une grande foule de paysans, de bénéficier des machines agricoles acquises toutes autant dans des conditions qui frisent également la tricherie au sommet de l’Etat. On comprend difficilement comment, malgré tous les efforts fournis par Razacki Babatoundé OLOFINDJI, le gouvernement puisse aller sur le même terrain pour réduire à néant, tant d’investissements. Aujourd’hui, on ne sait à quoi ont servi les fonds énormes que ce promoteur a pu consentir au profit de cette noble initiative. Et c’est subitement en ce moment précis, que la mécanisation agricole s’est réveillée de son sommeil pour distribuer des machines à travers le territoire national. A ce jour, le mode de partage est demeuré un petit mystère pour le commun des Béninois et le président directeur général de l’imprimerie TOUNDE doit actuellement être en train de faire le bilan de son engagement qui a dû prendre l’eau de toutes parts. Une seule chose est sûre : certains esprits ont estimé que le coton étant déjà la chasse gardée de Patrice TALON et Francis da SILVA, qu’il ne fallait plus perdre le temps à vouloir les en « dégager ». D’où la nécessité de créer une nouvelle filière intégrée que les pouvoirs politiques vont se charger de mettre aux mains d’hommes sûrs. Il n’en fallait donc pas plus pour que la mécanisation s’accélère à grands pas au risque d’en feindre aux règles qui régissent les finances publiques au Bénin.

Au même moment, les mêmes personnes voudraient que les investissements de l’exécutif sous forme d’engagements vis-à-vis des entreprises qui font les prospections sur nos côtes leur reviennent autrement. Pour être plus précis, il convient de rappeler que les entreprises qui font des prospections sur nos côtes seront plus tard rémunérées lors de la commercialisation du pétrole. Le renforcement de l’axe Malabo-Cotonou ne serait donc pas innocent. Beaucoup de tractations sont en cours au frais de la princesse mais au profit d’intérêts particuliers et égoïstes. Pour beaucoup de spécialistes, ce regain de renforcement profiterait à la production brute de ce pays pour faire tourner, en attendant la production locale, cette future raffinerie qui sera confiée à certains « obligés ». A ce sujet, il ne sera donc point surprenant que dans les jours ou mois à venir que des dispositions soient initiées par le gouvernement afin de « faciliter » l’installation de cette fameuse raffinerie au Bénin. Les conditions lui seront trop favorables en termes d’exonération et autres facilités. Le peuple n’y verra que du feu. Cette raffinerie bénéficiera d’exonérations diverses or elle appartiendra au couple sus-indiqué qui se servira de personnes physiques interposées sous le couvert d’entreprises écran. Comme l’affaire non élucidée des exonérations accordées pour les promoteurs immobiliers lors de l’organisation de la CEN SAD, ce sera également une autre pantalonnade. Ce qui est aussi limpide comme l’eau de roche est que ces deux usines à savoir la rizerie comme la raffinerie sont le fruit d’une vaste série de corruption au détriment de l’Etat béninois.

Arthur SETONDJI

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