SILVIO BERLUSCONI

18 déc, 2009 | Par | Rubrique : Dossier

Biographie

Nom de naissance {{{nom naissance}}}

Naissance 29 septembre 1936 (1936-09-29) (73 ans)

Milan

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Nationalité Italienne

Parti politique Forza Italia

Le Peuple de la liberté

Conjoint Carla Dall’Oglio (1965 – 1974)

Veronica Lario (1985 – 2009)

Enfants Marina Berlusconi

Pier Silvio Berlusconi

Barbara Berlusconi

Eleonora Berlusconi

Luigi Berlusconi

Diplômé de Université de Milan

Profession Homme d’affaires

Homme politique

Religion Catholique

Résidence Villa San Martino (personnelle)

Palazzo Chigi (officielle)

Signature

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Présidents du Conseil italien

Silvio Berlusconi , surnommé Il Cavaliere[1], né le 29 septembre 1936 à Milan, est un homme d’affaires et homme politique italien.

Président du Conseil (1994-1995 et 2001-2006), il est nommé pour la 3e fois à ce poste par Giorgio Napolitano, le 8 mai 2008, suite à la victoire du Peuple de la liberté aux élections législatives.

En 2009, selon le magazine Forbes, Silvio Berlusconi est le deuxième homme le plus riche d’Italie et le 70e plus riche au monde, avec des actifs estimés à 6,5 milliards de dollars américains[2].

Sommaire

1 Origines, études et vie familiale

2 L’homme d’affaires

3 Carrière politique

3.1 1994 – 1995 : première expérience au pouvoir

3.2 1995 – 2001 : dans l’opposition

3.3 2001 – 2006 : président du conseil pour la deuxième fois

3.4 2006 – 2008 : leader de l’opposition à Romano Prodi

3.5 2008 : retour au pouvoir

3.6 2009

3.6.1 Agression à Milan

4 Problèmes avec la justice

4.1 Loge P2

4.2 L’affaire SME

4.3 L’affaire David Mills

4.4 L’affaire Mediaset

4.5 L’affaire Telecinco

5 Mécénat

6 Représentation médiatique

7 Controverses

7.1 L’affaire Noemi Letizia

7.2 L’affaire des escort-girls

8 Voir aussi

8.1 Bibliographie

8.2 Articles connexes

8.3 Liens externes

9 Notes et références

Origines, études et vie familiale

Silvio Berlusconi est le premier enfant d’une famille de la petite bourgeoisie milanaise. Son père, Luigi (1908-1989), a travaillé toute sa vie à la Banque Rasini, passant du rang de simple salarié à celui de directeur général.

En 1965, il épouse en premières noces Carla Dell’Oglio, avec qui il a deux enfants :

Maria Elvira (Marina), née en 1966, femme d’affaires ;

Pier Silvio (Dudi), né en 1968, homme d’affaires.

Il se remarie, le 10 décembre 1990, avec l’actrice Veronica Lario, qui lui donne trois enfants :

Barbara, née en 1984 ;

Eleonora, née en 1986 ;

Luigi, né en 1988.

En mai 2009, son épouse, « excédée par son comportement », décide de demander le divorce[3].

Marina est actuellement présidente de la Fininvest, Pier Silvio est vice-président de Mediaset et président de Rti, la société qui contrôle ses activités dans la télévision.

L’homme d’affaires

Silvio Berlusconi commence sa carrière en 1960 comme entrepreneur dans le domaine du bâtiment et comme promoteur, associé avec Pietro Canali au sein de la société « Cantieri Riuniti Milanesi S.p.a ». Il construisit le centre « Edilnord », puis « Milano 2 », « Milano 3 » et le « Girasole ».

En 1978, il inaugure « Telemilano », la télévision câblée de Milano 2 qui très rapidement diffuse ses émissions dans toute la Lombardie, puis fonda la Fininvest, société mère du groupe, à laquelle seront rattachées toutes ses activités dans le secteur de la télévision.

En 1980, il fonde Canale 5, la première chaîne de télévision privée à l’échelle nationale, puis rachète les chaînes Italia 1 au groupe Rusconi (1982) et Rete 4 au groupe Mondadori (1984). Aussitôt après il s’élargit en Europe : il lance la Cinq en France (1986), puis Telefünf en Allemagne (1987) et Telecinco en Espagne (1989).

En 1986, il achète le club de football Milan AC. S’occupant personnellement de celui-ci, toujours proche des divers entraîneurs (Sacchi, Capello, Ancelotti) et des joueurs (en particulier Maldini, Leonardo, Schevchenko, Kaká), il connaît de nombreux succès, dont 5 coupes d’Europe (et 3 autres fois en finale). Dans le secteur des assurances et des produits financiers, il possède les sociétés Mediolanum et Programma Italia. Le groupe Fininvest est le second groupe privé italien.

En 1989, il entre également chez l’éditeur Mondadori, devenant le principal éditeur italien de livres et de périodiques. Avec la Medusa et Cinema 5, il devient également le premier producteur et distributeur de cinéma italien.

La part majoritaire (75 %) d’Endemol, détenue par Telefonica, a été vendue à un consortium composé de Mediaset, le groupe de Silvio Berlusconi et Goldman Sachs pour un montant de 2,629 milliards d’euros[4].

Dans sa liste des milliardaires du monde, le magazine Forbes le cite, en 2004, comme étant la personne la plus riche d’Italie, avec un patrimoine estimé à 12 milliards de dollars.

Ami de l’ancien président du Conseil, socialiste, Bettino Craxi, il fut accusé d’avoir bénéficié d’appuis politiques dans sa carrière d’entrepreneur. Son nom fut retrouvé dans la liste de la secrète Propaganda Due[5]. L’opération anti-corruption dite Mani pulite visant le Parti socialiste italien et la Démocratie chrétienne, semble être la raison principale de son engagement politique.

Carrière politique

1994 – 1995 : première expérience au pouvoir

En 1994, il décide d’entrer en politique (c’est la descente), et se présente alors aux élections législatives, qui voient la victoire de Forza Italia, parti politique de droite créé pour l’occasion. Mais, peu de mois après, il est contraint de démissionner de ses fonctions de chef de gouvernement, à cause de la défection de son allié, la Ligue du Nord (Lega Nord) qui passe à l’opposition : c’est ce que les Italiens appellent un ribaltone.

1995 – 2001 : dans l’opposition

Guéri en 1997 d’une tumeur[6], il est élu, deux ans plus tard, député au Parlement européen.

2001 – 2006 : président du conseil pour la deuxième fois [modifier]

Silvio Berlusconi, à la Chambre des représentants des États-Unis.En juin 2001, il retrouve les fonctions de président du Conseil à la tête d’un gouvernement de droite dans une coalition électorale appelée « maison des libertés » (Casa delle Libertà) qui regroupe Forza Italia, l’Alliance nationale (Alleanza Nazionale, parti ex-néo-fasciste), l’UDC, La Ligue du nord (Lega Nord, parti initialement partisan de la scission du pays) et d’autres partis moins importants (NPSI et PRI). Depuis, c’est le président du Conseil dont le mandat est le plus long de toute l’histoire de la République italienne (4 ans, 11 mois et 5 jours).

Son IIe gouvernement qui a débuté le 11 juin 2001, s’est poursuivi, malgré des crises mineures et constantes : on recensera dix-neuf modifications dans la composition du gouvernement, avec des changements relatifs à des postes-clés (comme ceux des Affaires Étrangères, de l’Économie, de la vice-présidence du Conseil, de l’Intérieur ou encore des Réformes), et ce, sans interruption jusqu’au 20 avril 2005 — ce qui en fait le plus long gouvernement italien de l’après-guerre.

Dès le 15 avril 2005, il traverse la crise la plus grave, avec le départ du gouvernement de deux partis dont les chrétiens-démocrates de l’Union des démocrates chrétiens (UDC). Il a fini par présenter sa démission au président de la République, Carlo Azeglio Ciampi, le 20 avril 2005 qui l’a acceptée, avec réserve, soit pour essayer de former un gouvernement Berlusconi bis sans ses deux anciens alliés, soit pour demander des élections générales anticipées, qui auraient alors lieu en juin 2005.

Le 22 avril 2005, à 18 h 30, le président de la République le charge de former un nouveau gouvernement qui devrait aussi comprendre des ministres de l’UDC. Le 23 avril, à 12 heures 50, il présente sa liste de 26 ministres du gouvernement Berlusconi bis, avec fort peu de changements, sinon l’arrivée de Giulio Tremonti à la place de Marco Follini au poste de vice-président du Conseil et la création d’un nouveau ministère, sans portefeuille, pour le Mezzogiorno.

2006 – 2008 : leader de l’opposition à Romano Prodi

Silvio Berlusconi.Les élections parlementaires de 2006, après les cinq années de gouvernement de Berlusconi, opposent le président du Conseil sortant à la tête de la coalition de « La Maison des Libertés », de droite, et l’Unione, coalition allant des catholiques du centre-gauche aux communistes du PRC (Partito della Rifondazione Comunista), conduite par Romano Prodi, que toute la gauche avait choisi, au cours de « primaires » qui avaient rassemblé plusieurs millions de personnes.

La campagne commence d’une manière conventionnelle mais les sondages montrent un retard grandissant pour Berlusconi. Il change alors sa méthode pour revenir aux traditions de la Commedia dell’Arte qui paraissent aux étrangers d’une rare violence. Nanni Moretti dit alors que c’est une « campagne très agressive », et que le déséquilibre de temps de parole est assimilable à « un coureur qu’on laisserait partir avec 800 m d’avance dans une course d’un kilomètre »[7]. Face à « Il Professore », réputé austère et discret, le chef du gouvernement, populiste selon la presse de gauche, agite la peur des communistes et va jusqu’à traiter de « couillons » ceux qui voteraient pour la gauche[8] (plusieurs partisans de la gauche s’amusèrent par la suite à utiliser comme slogan de rassemblement « Je suis un couillon »).

À la dernière minute d’un débat télévisé, il propose la suppression totale de la taxe d’habitation[9]. Romano Prodi dénonce le bilan économique de Berlusconi et son amoralité politique. Une autre explication, avancée le soir des élections par Fausto Bertinotti était une prétendue « hégémonie culturelle » de la gauche qui a incité des électeurs de Berlusconi à ne pas se déclarer comme tels lors des sondages. Les résultats des élections sont extrêmement serrés. Les premières estimations donnent une large victoire à Romano Prodi mais très vite l’écart se resserre et Silvio Berlusconi repasse en tête. Finalement, l’Unione remporte la Chambre des députés avec une courte avance de seulement 24 000 voix et il faut attendre les votes des Italiens de l’étranger pour lui donner la victoire au Sénat.

Mais Silvio Berlusconi refuse de reconnaître sa défaite, se lançant dans de multiples accusations de fraudes et d’irrégularités qui provoquent le recomptage de plusieurs dizaines de milliers de bulletins de vote. Après la proclamation officielle des résultats et le confirmation de la victoire de Prodi, il annonce qu’il se lancera dans une opposition très ferme et qu’il fera tout pour empêcher le centre-gauche de gouverner.

Romano Prodi le remplace à la tête du Conseil après sa nomination par Giorgio Napolitano, nouveau président de la République élu par le Parlement pour succéder à Carlo Azeglio Ciampi

Le 26 novembre 2006, il est pris d’un malaise en plein discours à la tribune d’une salle de Toscane. Il est alors évacué en hélicoptère vers sa propriété de Macherio. Quelques heures plus tard, il se rend dans un hôpital de Milan pour y subir des examens et y passer la nuit. Celle-ci a été calme et sans complication. Il quitte l’établissement après avoir subi plusieurs autres séries de tests dans la journée du 29 novembre. Le 18 décembre suivant, il est hospitalisé et opéré dans un hôpital américain, où il se fait poser un stimulateur cardiaque.

2008 : retour au pouvoir

Silvio Berlusconi, en mars 2008.Après deux années d’opposition, le 14 avril 2008, Silvio Berlusconi et la coalition de centre-droit le Peuple de la liberté (PDL) ont remporté les élections législatives italiennes anticipées face au démocrate Walter Veltroni.

Au Sénat, la coalition de Berlusconi obtient la majorité absolue avec 47,3 % des suffrages contre 38 % pour celle dirigée par Veltroni, soit 174 sièges sur 315. À la Chambre des Députés, il obtient 46,8 % des voix contre 37,5 % pour les démocrates, ce qui assure à Silvio Berlusconi 344 sièges sur 630.

Ainsi pour une troisième fois, Silvio Berlusconi devient président du Conseil italien. Un an après son retour au pouvoir, et en pleine crise économique, sa popularité atteint un niveau jusque-là inégalé[10].

2009

Il s’implique en faveur du relogement des victimes du tremblement de terre de 2009 à L’Aquila[11].

Le 5 octobre 2009, il est condamné pour corruption dans l’affaire Fininvest[12].

Le 7 octobre 2009 la Cour constitutionnelle italienne juge anticonstitutionnelle la loi accordant l’immunité à Silvio Berlusconi[13], en conséquences le procès David Mills reprend le 27 novembre 2009[14] et celui de Mediaset, prévu le 16 décembre, reprend le 18 janvier 2010[15].

Le 5 décembre 2009, entre 100 000 et 500 000 manifestants réclament sa démission à Rome lors du No B Day: journée sans Berlusconi[16].

Agression à Milan

Le 13 décembre 2009, Silvio Berlusconi est agressé à la sortie d’un meeting à la piazza del Duomo à Milan, blessé au visage par Massimo Tartaglia[17] avec un coup de statuette (réplique miniature du Dôme de Milan). L’agresseur, un ingénieur électricien[17] de 42 ans suivi en psychiatrie depuis 10 ans pour troubles mentaux n’a pas d’antécédent judiciaire[17]. Il a été arrêté et mis en accusation de « blessures aggravées préméditées » par le parquet de Milan[18]. Silvio Berlusconi, qui souffre de blessures au visage et de plusieurs dents cassées, a été admis à l’hôpital San Raffaele[19] en observation pour 24 heures[20].

Problèmes avec la justice

Silvio Berlusconi a été poursuivi dans près de dix affaires judiciaires pour corruption, fraude fiscale, faux en bilan ou financement illicite de parti politique, collusion avec la Mafia (avec Marcello Dell’Utri). Il a plusieurs fois été condamné en première instance mais a toujours été relaxé en appel ou a bénéficié de la prescription.

Loge P2

Silvio Berlusconi a été membre de la loge Propaganda Due[21]. Dans l’affaire Propaganda Due, il a été condamné pour parjure pour avoir nié son appartenance mais il a depuis bénéficié de prescription.

L’affaire SME

Dans l’affaire judiciaire dite SME du nom d’un groupe italien agro-alimentaire semi-public racheté à un prix avantageux, Silvio Berlusconi aurait versé des sommes particulièrement importantes de son compte personnel de la Fininvest sur celui du juge italien chargé de cette affaire, à travers le compte de son avocat, Cesare Previti. Silvio Berlusconi aurait ainsi soudoyé des juges pour bloquer la vente de SME à un prix très bas à la société italienne Buitoni appartenant à l’industriel Carlo De Benedetti[22].

Le parquet de Milan a mis en évidence un transfert de 434 000 dollars vers la Suisse, qui était revenu en 1991 sur le compte du juge romain Renato Squillante. Cet élément n’a pu servir contre Silvio Berlusconi car les faits étaient prescrits[23].

En décembre 2004, Silvio Berlusconi a été relaxé mais son avocat Cesare Previti est condamné à 5 ans de prison ferme et le juge corrompu à 7 ans[réf. nécessaire]. La loi italienne a été amendée par le Parlement italien, qui a voté une loi qui ne prévoit pas l’exécution de la prison pour les condamnés de plus de 70 ans. Cesare Previti vient de fêter son 70e anniversaire. En novembre 2006, la Cour de cassation italienne a annulé la peine de Cesare Previti pour incompétence territoriale[22]. Son procès a alors été renvoyé devant le tribunal de Pérouse.

Le 16 février 2007, la Cour de cassation italienne a estimé que Silvio Berlusconi devait être rejugé pour cette affaire.

En mars 2007 le procureur Piero De Petris avait requis une peine de cinq ans d’emprisonnement contre Silvio Berlusconi[24], mais le 27 avril 2007, une cour d’appel milanaise a acquitté Silvio Berlusconi dans l’affaire SME, maintenant l’acquittement prononcé en première instance en 2004.

Une loi adoptée par son gouvernement stipulait qu’il ne pouvait pas être rejugé, mais celle-ci a été déclarée contraire à la constitution en 2006, donnant aux procureurs l’occasion d’un jugement en appel[25]. Le 26 octobre 2007, la Cour de cassation italienne a acquitté définitivement Silvio Berlusconi dans l’affaire de la vente avortée de la société agroalimentaire SME (affaire SME)[23].

L’affaire David Mills

En mars 2005, sa probité est de nouveau mise en doute, en tant que suborneur d’actes judiciaires. Selon les procureurs Alfredo Robledo et Fabio De Pasquale, via sa société Fininvest, il aurait versé 600 000 dollars en 1997 à l’avocat britannique David Mills (époux de Tessa Jowell alors ministre de la Culture britannique), en échange de faux témoignages et de la destruction de documents lors de deux procès intentés contre lui en 1997 et 1998 (affaire dite du « rachat des droits télévision de Mediaset »).

Déjà inculpé de faux en bilan et fraude fiscale dans cette affaire, sa situation serait aggravée par cette subornation de témoin. L’enquête devait se terminer le 23 mars 2005, mais sera sans doute prolongée de six mois par le juge aux enquêtes préliminaires. Silvio Berlusconi a été cité à comparaître début décembre par le parquet de Milan : il ne s’est pas rendu à cette convocation.

L’avocat britannique aurait déclaré aux procureurs : « Mi auguro sarà chiaro che i miei rapporti con il gruppo Fininvest erano strettamente professionali, che ogni somma da me ricevuta è pienamente giustificata e che non si può certo dire che io sia mai stato addomesticato o ‘comperato’ » (j’espère qu’il sera clair que mes rapports avec le groupe Fininvest étaient strictement professionnels, que chaque somme que j’ai perçue est entièrement justifiée et qu’il est impossible de dire que j’ai été apprivoisé ou ‘acheté’). David Mills, il faut le rappeler, avant d’être placé sous enquête pour cette affaire, avait déjà témoigné lors de trois procès de Berlusconi : All Iberian, Guardia di Finanza et Sme (lors d’une audience qui s’est tenue à Londres).

Le 10 mars 2006, le Parquet de Milan réclame la tenue d’un procès contre Silvio Berlusconi dans l’ affaire de corruption présumée impliquant également l’époux de la ministre de la Culture britannique. Berlusconi est poursuivi pour corruption en actes judiciaires. Cette annonce tombe au plus mal pour le président du Conseil italien à un mois des élections législatives des 9 et 10 avril, qu’il perd face à l’Union de la gauche[26].

Le 30 octobre 2006, le juge des audiences préliminaires de Milan, Fabio Paparella, renvoie devant la justice Silvio Berlusconi ainsi que son avocat, le Britannique David Mills, pour corruption en matière d’actes judiciaires. Le juge reproche à David Mills d’avoir fait plusieurs faux témoignages en faveur de Silvio Berlusconi lors de deux procès impliquant la Fininvest.

Silvio Berlusconi et David Mills comparaissent en octobre 2007 devant le tribunal de Milan pour cette affaire. Les peines encourues par les deux prévenus vont de quatre à douze ans de prison.

Le 23 juillet 2008, Berlusconi fait voter la Loi Alfano lui donnant une immunité judiciaire tant qu’il occupera la fonction de Président du conseil.

L’affaire Mediaset

Le parquet de Milan a demandé, le 26 avril 2005, le renvoi de Silvio Berlusconi et de douze autres personnes dans une affaire de droits de retransmission concernant Mediaset, son groupe de télévision.

Silvio Berlusconi, qui contrôle le groupe Mediaset à travers sa holding Fininvest, est accusé de faux en bilan, fraude fiscale et abus de biens sociaux, dans le cadre d’une enquête judiciaire qui a débuté en juin 2001. Le président du groupe Mediaset, Fedele Confalonieri, ami de longue date de M. Berlusconi fait partie des personnes pour lesquelles un renvoi a été demandé, au terme d’une enquête conduite par les juges d’instruction Alfredo Robledo et Fabio De Pasquale.

Berlusconi avait été inscrit dans le registre des personnes mises sous enquête (équivalent italien de la mise en examen) le 19 février 2003. Les magistrats estiment que Mediaset a artificiellement gonflé, à travers des sociétés écrans off-shore, les prix d’achat des droits de diffusion de films américains.

Grâce à ces opérations, le groupe appartenant à Silvio Berlusconi aurait réussi à constituer des caisses noires à l’étranger et à réduire en Italie les bénéfices de Mediaset afin de payer moins d’impôts. Entre 1994 et 1995, juste avant son introduction en bourse, la société aurait ainsi gonflé de 171 millions de dollars le prix des films acquis aux États-Unis.

Les droits de retransmissions des films et programmes télévision étaient acquis aux États-Unis par deux sociétés écrans. Marina et Piersilvio Berlusconi, les deux enfants aînés de Silvio Berlusconi qui occupent des postes de direction à Fininvest et Mediaset, ont également été impliqués dans cette enquête mais leur dossier a été disjoint du reste de l’instruction. Mediaset s’est toujours défendu d’avoir fraudé, soulignant à diverses reprises, que « les droits cinématographiques ont été acquis aux prix du marché ».

L’affaire Telecinco

En 1997, la justice espagnole s’intéressait à une affaire de fraude fiscale liée à la chaîne de télévision espagnole Telecinco. Silvio Berlusconi est soupçonné d’avoir couvert une fraude de l’ordre de 108 millions d’euros entre 1990 et 1993 alors qu’il était vice-président de la société Gestevision détentrice de Telecinco. En septembre 2006, Silvio Berlusconi ayant perdu son immunité parlementaire suite à sa défaite aux élections législatives d’avril 2005, le juge espagnol Baltasar Garzón a rouvert l’enquête.

Avec sa réelection à la présidence du conseil en 2008, Silvio Berlusconi fait voter la Loi Alfano qui lui garantit l’immunité judiciaire.

Mécénat

Collectionneur de tableaux et d’art (Le Tintoret, Canaletto, Cascella, Briante), il est passionné par les antiquités et la botanique, mais surtout par la musique légère : il aime particulièrement les chansons françaises ; dans sa jeunesse il fut, avec son ami Fedele Confalonieri, animateur et chanteur à bord des paquebots de croisière de la compagnie Costa Crociere ; Confalonieri jouait du piano, Berlusconi chantait en s’accompagnant à la guitare et à la contrebasse. Sa passion pour les livres l’a conduit, alors qu’il était devenu le principal éditeur italien, à s’occuper personnellement de l’édition de nombreux ouvrages, parmi lesquels : L’Éloge de la folie d’Érasme de Rotterdam, l’Utopie de Thomas More, le Prince de Machiavel avec les annotations de Napoléon, De hominis dignitate de Giovanni Pico della Mirandola, La Città del sole de Tommaso Campanella, le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels, Le Spaccio della bestia trionfante de Giordano Bruno.

Il possède la villa San Martino à Arcore, près de Milan et la luxueuse villa Certosa, dont le domaine est plus vaste que celui du Vatican, à Porto Rotondo (Sardaigne), et où il a invité fastueusement plusieurs hommes d’État, dont Vladimir Poutine et Tony Blair.

Représentation médiatique

les anciens présidents américains George W. Bush, Bill Clinton et George H. W. Bush et Silvio Berlusconi le 7 avril 2005, lors des funérailles du pape Jean-Paul II.Silvio Berlusconi a l’habitude de s’exprimer dans la vie politique comme en privé. C’est ainsi qu’on le voit régulièrement s’enflammer devant un match de football du Milan AC, ou encore faire les cornes du « cocu » à un ministre espagnol sur la « photo de famille » du sommet de Lisbonne. Il n’hésite pas à traiter les électeurs de ses adversaires politiques de « couillons » (coglioni).

Relations avec les médias français

Dans l’émission satirique française Les Guignols de l’info, Silvio Berlusconi est présenté comme ayant des accointances mafieuses et comme opposé à la liberté de la presse.

Silvio Berlusconi est particulièrement attaché à la France, pays qu’il connait bien et dont il maîtrise la langue. Il est connu par une majorité de Français depuis « l’affaire de la Cinq ». François Mitterrand avait fait appel à ses services pour créer cette chaîne de télévision, qui était censée faire contrepoids aux chaînes d’État. Après cet échec, le rachat d’Emap France par Mondadori (dont sa fille est la présidente) signe son retour dans l’univers des médias français. Mondadori France gère des magazines comme TéléStar, Télé Poche, ou encore Closer, soit une cinquantaine de titres de presse de loisirs.

Surnoms

Du fait de son style médiatique, Silvio Berlusconi a reçu les surnoms suivants dans la péninsule : Il Cavaliere et Sua Emittenza. Le qualificatif des cardinaux catholiques étant Sua Eminenza (Son Éminence), Berlusconi est appelé Emittenza (de l’italien emittente, chaîne de télévision) pour son empire télévisuel et médiatique.

Controverses

L’affaire Noemi Letizia [modifier]

Noemi LetiziaLa velina (show-girl) mineure Noemi Letizia[27], née le 26 avril 1991, participe à un dîner offert par Berlusconi aux représentants de la haute couture italienne à Rome, le 19 novembre 2008[28].

Le 26 avril 2009, le président du Conseil participe à la fête des 18 ans de Noemi[29], où il se présente avec un collier en or pour la jeune fille. Au lendemain de cette fête, Veronica Berlusconi, la femme du Cavaliere, annonce qu’elle demande le divorce. Déjà indignée par le choix de plusieurs show-girls de la télévision comme candidates aux élections européennes – candidates retirées, depuis, des listes du parti de S. Berlusconi -, elle a déclaré qu’elle ne pouvait plus rester auprès d’un homme qui « fréquentait les mineures »[30].

Si Silvio Berlusconi s’est défendu d’avoir jamais eu de « rapports osés » avec des mineures, l’ex-petit ami de Noemi Letizia s’est, en revanche, empressé d’affirmer le contraire[31].

Mais les cinq enfants du Cavaliere sont venus défendre leur père face aux attaques de l’opposition, qui a mis en question ses capacités d’éducateur[32].

L’affaire des escort-girls [modifier]

Le 18 juin 2009, le Corriere della sera révèle que quatre escort-girls ont été payées 2 000 euros chacune par Giampaolo Tarantini, un homme d’affaires proche de Silvio Berlusconi, pour se rendre au domicile de ce dernier[33] ; le même journal rapporte ensuite que le Cavaliere aurait promis une place de députée européenne à une jeune femme en échange de faveurs. Ce nouveau scandale a poussé l’intéressée à sortir de son silence[34].

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