Examen de Certificat de Qualification Professionnelle : DJOUGOU ACCUEILLE LE LANCEMENT OFFICIEL

18 déc, 2009 | Par | Rubrique : Société

ABIOLA2L’examen de Certificat de Qualification Professionnelle a démarré depuis le lundi 14 décembre dernier. Pour cette année, c’est la ville de Djougou qui a abrité la cérémonie officielle conjointement lancée par le ministre Bernard Lani Davo de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Technique et Professionnelle, Kint Aguiar en charge du Travail et de la Fonction Publique et Mamata Bako Djaouga en charge de l’Artisanat et du Tourisme.

Le Centre de formation professionnelle de Djougou ( Cfpd), l’un des dix sept (17) centres pour cet examen, a accueilli la cérémonie officielle de lancement de cet examen.

En présence du Directeur du Cfpd, monsieur Thomas Comlan Akomedi, les trois ministres dépêchés pour la circonstance ont procédé : à la présentation de l’enveloppe témoin des épreuves, la certification par les candidats de la sécurité desdites épreuves, la découverte et la distribution des épreuves suivies des mots d’encouragements des officiels.

Des explications du Directeur des Examens et Concours, il ressort que pour 2009, 1051 candidats dont 437 filles composent dans 17 centres d’examen et pour 10 filières telles que : la mécanique de deux roues ; la menuiserie ; la coupe-couture ; la maçonnerie ; la coiffure ; la construction métallique ; la mécanique auto ; la plomberie ; l’électricité… Le Dec ajoute que le Certificat de Qualification Professionnelle est un diplôme national qui révèle la qualification professionnelle de l’apprenant et s’obtient à l’issue d’un examen qui évalue trente deux (32) semaines d’apprentissage qui viennent compléter les notions pratiques et dogmatiques reçues dans les ateliers chez les  » patrons ».

Origines et justifications du Cqp

Dans le cadre de la recherche de solutions aux problèmes posés par l’apprentissage de type dual au bénin, Vincent Guézodjè alors ministre de l’Education nationale, a profité d’une visite officielle en Allemagne en 1979 pour solliciter et obtenir l’appui de ce pays. Cette aide s’est formalisée en 1992 par la création à Abomey d’un centre de formation professionnelle par la Fondation Hanns Seidel. Les trente sept (37) élèves qui y ont été recrutés ont subi en 1994 un examen en vue de l’obtention du Certificat d’Artisans Qualifiés ( Cqa). Ce fut les premiers pas vers la Cqp. Des arrêtés ministériels et interministériels viendront par la suite créer le cadre juridique de ce nouvel examen Pour les concepteurs du Cqp, une qualification professionnelle avec un diplôme plus côté débarrassé des difficultés liées à l’apprentissage traditionnel et les cérémonies de libération, l’incitation à intégrer des écoles professionnelles, la valorisation des connaissances et une position privilégiée sur le marché de l’emploi sont autant de raisons justifiant la création et l’organisation du Certificat de Qualification Professionnelle. Pour la ministre Mamata Bako Djaouga en charge de l’Artisanat et du Tourisme, 48% de la population active sont des artisans. Il s’agit selon Mamata Bako Djaouga, pour les candidats grâce à la formation et le diplôme reçus de livrer sur le marché de l’artisanat des produits finis, modernes et concurrentiels. « Le secteur de l’artisanat compte 11 branches d’activités, 210 métiers : il n’est donc pas possible qu’un enfant qui ne réussit pas dans le circuit classique de l’école ne trouve pas son chemin ou chôme. » Dira Mamata Bako Djaouga qui ajoute que son ministère aidera les meilleurs qui sortiront de cet examen à s’installer à leur propre compte.

Pour le ministre Bernard Lani Davo, il est question avec le Certificat de Qualification Professionnelle, de mettre fin à la formation par tâtons. Pour le ministre Davo, Il faut aujourd’hui allier la pratique à la théorie pour compétir valablement sur le marché sous-régional et régional et cela rentre selon lui dans la vision du Chef de l’Etat à travers la création d’un centre de formation appuyé par le Bureau International du Travail pour les déscolarisés. Le Ministre de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Technique et Professionnelle a estimé à juste titre qu’il faut continuer et multiplier les filières et les centres de formation professionnelle. Pour son collègue en charge du Travail et de la Fonction Publique , Kint Aguiar, il faut des ouvriers d’une nouvelle génération capable de comprendre le pourquoi et comment de ce qu’ils font et le Cqp leur donne cette possibilité qui les rend plus performants que leurs patrons et patronnes qui certainement n’ont pas connu cette opportunité.

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