Paralysie des hôpitaux publics : LES PRATICIENS HOSPITALIERS MENACENT DE DEMISSIONNER : (BONI YAYI DOIT PRENDRE SES RESPONSABILITES)

11 déc, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : Actualité nationale

takpara-2«Le gouvernement du Bénin ne fait rien pour améliorer nos conditions de travail qui ne sont pas en conformité avec les exigences de l’article 71 du code de déontologie de la médecine qui stipule que le médecin ne doit pas exercer sa profession dans des conditions qui puissent compromettre la qualité des soins et des actes médicaux ou la sécurité des personnes examinées ; nous allons démissionner de la fonction publique», c’est ce qu’on peut retenir, des propos tenus par les conférenciers au cours de cette rencontre avec les professionnels des médias. C’’était le mercredi dernier au service de cardiologie du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm).

Pour le Président du Collectif des Praticiens Hospitaliers, le Dr Camille Kpadé, cette action n’est ni de près, ni de loin une action politique. «Le but de nos actions est d’amener l’autorité à prendre des décisions concrètes pour l’amélioration significative de la qualité des soins administrés aux populations dans les établissements sanitaires publics», a-t-il martelé.

Il a aussi fait une description des mauvaises conditions de travail dans les hôpitaux publics où se posent, des problèmes d’ordre, financier, matériel, structurel, d’équipements, d’infrastructures, de ressources humaines dont les conséquences conduisent à une situation de non assistance à personne en danger. On assiste tous les jours dans nos hôpitaux publics, à des drames qui laissent perplexes, les médecins. Ces hôpitaux en définitive, manque de tout, même du minimum pour sauver une vie. Les patients n’ont plus droit aux soins d’urgence. Les soins dans les hôpitaux publics ne sont ni équitables, ni accessibles pour le commun des Béninois. On assiste dans ces hôpitaux, à des décès qui peuvent pouvant être évités. En un mot, l’hôpital public est devenu un mouroir où on décède d’une courte maladie. Il est ainsi devenu la vitrine de l’expression de la misère humaine.

L’exigence des praticiens hospitaliers ?

Les médecins, pharmaciens et autres du secteur public réclament entre autres du gouvernement, la mise en œuvre effective des résultats des travaux de la commission interministérielle chargée d’étudier leurs revendications ; le décaissement des cinq (5) milliards promis par le conseil des ministres du 11 avril 2007 pour la résolution des problèmes urgents d’équipements des hôpitaux ; le rétablissement de la prime de qualification à tous les médecins avec effet rétroactif ; l’octroi de primes de spécialisation à tous les médecins spécialistes ; la revalorisation de la grille indiciaire des médecins…

«La santé du peuple dans une nation est la priorité des priorités et l’hôpital public est une station de veille, d’où la consécration des moyens suffisants pour son bon fonctionnement», a déclaré le Président du Collectif, qui a « exhorté le gouvernement à prendre ses responsabilités », car son silence face à ce mouvement de débrayage est un manquement affiché aux dispositions de la constitution qui stipule que la vie humaine est sacrée et l’Etat a le devoir de la protéger.

Romuald Alingo

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