Apres les menaces contre le quotidien ‘’l’autre fraternite’’ : ALADJA VEUT D’ABORD « PUNIR » LES CADRES DU PARTI DE JANVIER YAHOUEDEHOU : (YAYI VA-T-IL TREBUCHER FACE A LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ?)

11 déc, 2009 | Par | Rubrique : Manchette

boni-yayi-2KOUSSE-3En attendant que les journalistes de votre quotidien meurent ou que leurs enfants disparaissent de leur école, ou encore que leurs épouses connaissent divers préjudices, plusieurs sources attestent que l’actuelle Dame de fer du Bénin préfère réaliser la punition la plus immédiate. Aladja veut frapper vite et fort. Elle vient d’ordonner le recensement de tous les cadres membres du parti ‘’Réveil Patriotique’’ qui n’est autre que celui de l’honorable Janvier YAHOUEDEHOU afin de procéder à leur mise au garage ou à leur expédition vers des contrées lointaines de notre pays.

Pour avoir osé dire tout haut et porter les dénonciations faites dans la presse béninoise au niveau du parlement sous la forme d’une question écrite, les militants de son parti politique doivent maintenant payer pour le courage de leur président. Hier, nous apprenons que celle qui dirige effectivement notre pays et qui obtient presque tous les gros marchés publics tient à confirmer sa réputation de Dame de fer et capable du pire. Comme nous le faisions remarquer la semaine dernière, Aladja avait menacé de mort les journalistes du quotidien L’AUTRE FRATERNITE pour avoir exprimé une opinion : celle qui vise à démontrer que la corruption a désormais une nouvelle icône en la personne de cette Aladja résidant à Akpakpa. Mais moins d’une semaine plus tard, c’est à une autre menace que nous sommes saisis et il s’agit de la punition dont seront victimes, dans les tout prochains jours, tous les cadres qui sont autour du député de Covè. Apparemment, l’heure du dialogue serait terminée entre les autorités et l’honorable Janvier YAHOUEDEHOU. En effet, le climat des affaires est complètement pollué depuis peu car les opérateurs économiques honnêtes se plaignent et désignent unanimement une seule personne à qui toutes les portes sont ouvertes, même celles qui sont entre-ouvertes. Le plus surprenant est que cette femme n’avait aucune visibilité avant l’avènement du changement et subitement son ombre traîne derrière tous les marchés publics à scandales c’est-à-dire ceux qui ont été attribués dans des conditions floues et produisent aussitôt des récriminations de toutes sortes. Alors que l’opinion béninoise et celle des étrangers sont focalisées sur le résultat des suites judiciaires réservées, par le gouvernement du Dr Boni YAYI, à l’affaire CEN SAD, c’est la mécanisation à marche forcée de notre agriculture qui a servi de prétexte à un tout nouveau scandale.

Créée en 2008, une entreprise se voit attribuer

un marché de plusieurs milliards francs CFA sous YAYI !

Après la fameuse marche contre le mal économique du millénaire qu’est la corruption et suite à ses promesses de campagne électorale, les Béninois voyaient en Boni YAYI une véritable citadelle contre la corruption qui ruine leur quotidien et obscurcit l’avenir de leurs enfants. Déjà, la rétrocession de l’activité de l’escorte des véhicules d’occasion en transit au Bénin avait aussi donné de l’espoir et tous attendaient que le train de la bonne gouvernance commence effectivement. Mais c’est une attente qui demeure vaine et tout porte à croire que la véritable lutte contre la corruption au Bénin ne sera plus une réalité du temps du président Boni YAYI. Si les Béninois voulaient d’une simple régression de la corruption et non de son éradication, pour être plus réalistes, ils sont aujourd’hui et majoritairement convaincus que ce mal connaîtra inexorablement son âge de gloire sous le régime YAYI. Et c’est un crime que vient de commettre un député de la majorité présidentielle, Janvier YAHOUEDEHOU, en soumettant à la représentation nationale une question écrite à laquelle le gouvernement devrait normalement répondre dans un délai raisonnable. Impardonnable ! Cet acte que vient de poser ce député de la fcbe, au lieu de permettre à toute la mouvance présidentielle de se mettre en synergie d’actions pour épurer la famille politique, le met plutôt en quarantaine au sein de sa famille politique. Mieux, personne au sein de cette mouvance politique ne veut élever la moindre voix, ni pour le désavouer ni pour reconnaître le bien fondé de sa démarche. Quoique quelques morpions ont été instrumentalisés pour essayer de noyer le poisson. Malheureusement, il est trop gros, celui-ci. Il s’agit d’un lot de marchés publics attribués de la manière la plus maladroite à des entreprises entièrement méconnues du grand public et de tous ceux qui excellaient dans le secteur agricole. Malgré tous les arguments soporifiques, le gouvernement YAYI n’a pas encore commencé par convaincre. Ce qu’on sait par contre, contrairement aux agitations stériles et pseudo explicatives de GBADAMASSI et autres, les vrais bénéficiaires ont pu identifier leur « olivier » sur lequel ils peuvent tranquillement cueillir tous leurs bons fruits. Le président Boni YAYI est véritablement attendu dès son retour de voyage pour donner des instructions claires pour que tous les vrais protagonistes viennent éclairer l’opinion à commencer par les raisons qui ont permis à son gouvernement, d’après le député YAHOUEDEHOU, d’attribuer en janvier 2009, un marché de plusieurs milliards de nos francs à une entreprise créée seulement le … 25 août 2008 et surtout en procédure de gré à gré. Tuer un homme est un crime mais tuer un peuple est une question, d’où la nécessité de dire toute la vérité sur ce dossier qui risque de ternir une fois pour de bon l’image du gouvernement actuel. Pour n’avoir su cultiver les vertus de la communication de la rareté et laisser des pantins en foire parler de ce qu’ils n’ont jamais vu, Boni YAYI et les siens ont maintenant l’obligation de contredire publiquement Janvier YAHOUEDEHOU. Il y va de la crédibilité de ce régime qui ne cesse d’afficher des faiblesses chroniques en matière de lutte contre la corruption. Les Béninois sont désormais unanimes pour décrier l’entourage vorace et peu propre du chef de l’Etat, surtout pour ce qui concerne certaines nominations au sein de ses cabinets civil et militaire.

Affaire à suivre

René LOKOTIN

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