Insécurité grandissante au Bénin : LES BENINOIS MEURENT, ZINZINDOHOUE INACTIF ET YAYI SOUS SILENCE
9 déc, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : Société
L’insécurité gagne véritablement, du terrain sous le régime du changement. Au moment où les béninois enterrent leurs morts tombés sous les coups de feu des malfrats, la question se pose de savoir, à quel saint se vouer aujourd’hui, car le dispositif sécuritaire en place, n’offre aucune garantie pour les personnes et les biens dans notre pays. Le ministre de l’intérieur affiche ainsi ses limites et le président Boni Yayi reste toujours sous silence.
Dans moins de 72 heures, les malfrats ont mis la seule ville de Cotonou, dans les environs du quartier ‘’Vodjè’’ à feu et à sang. Le bilan de leur passage est lourd. Trois béninois sont en effet tombés sous les balles de ces vils individus qui ont opéré entre 18h et 20h du soir. Deux cas qui viennent confirmer, que sous le régime du changement, la sécurité des personnes et des biens est mise à rudes épreuves. Les malfrats ont pris le dessus sur les forces de sécurité qui ne font que le constat des dégâts une fois, l’opération terminée. Le regain d’insécurité dans cette petite langue de terre étroite qu’est le Bénin tient d’abord, de l’allure de celui qui aujourd’hui, dirige le département de la sécurité publique dans notre pays. Les béninois s’accordent pour reconnaître qu’Armand Zinzindohoué ne fait pas le poids à ce poste de ministre de l’intérieur et de la sécurité publique que le chef de l’Etat lui a confié contre vents et marrées. L’Homme est beaucoup plus présent dans les temples de prière et autres meetings politiques que sur le terrain de la sécurité où il ne se retrouve pas. Après avoir glosé autour d’un prétendu dispositif sécuritaire pour traquer les malfrats par ces temps de veille de fin d’année, Armand Zinzindohoué se retrouve aujourd’hui le dos au mur car les béninois ont de plus en plus peur, pour leur sécurité. Le ministre Zinzindohoué comme si de rien n’était, continue de se régaler devant une police béninoise qui souffre en ce moment, de manque criard de matériels pour fonctionner efficacement, à plein temps et sur toute l’étendue du territoire national. La communication qui est un élément important dans le dispositif sécuritaire n’a été renforcée que par un opérateur Gsm de la place qui a mis gracieusement 50 kits à la disposition de cette police nationale. Les milliards de francs déboursés pour l’acquisition de matériels militaires font donc fi de la police nationale qui continue de tirer le diable par la queue. Ce qui ne semble pas émouvoir le patron du ministère de l’intérieur qui continue sa randonnée spirituelle ponctuée de propos encenseurs pour le pionnier du changement qui oublie en ce moment, que son disciple n’est pas au poste qu’il mérite. Les paisibles populations paient quant à eux, le lourd tribut de cette incapacité de la police à traquer les vrais délinquants. Et comme si cela ne devrait pas suffire, les citoyens doivent s’attendre aux brimades et autres enquiquines de la part de ces forces de l’ordre qui ont plutôt, un goût plus prononcé, pour les barrières frontalières et les carrefours où le rançonnement est érigé en mode de fonctionnement.
Malgré cette psychose qui a emballé tout le pays, le chef de l’Etat continue de maintenir Armand Zinzindohoué à ce poste de ministre de l’intérieur. S’il est vrai que l’insécurité zéro n’existe sous aucun régime, les faits sont là qui prouvent que sous le changement, elle a atteint son point culminant. Et le chef de l’Etat, à défaut de recevoir la lettre de démission de son ministre de l’intérieur –ce qui se fait dans les pays qui se respectent- se réfugie à son tour, derrière un silence on ne peut plus inquiétant, laissant les béninois s’en remettre peut être à Dieu.
Romaric Adjamonsi
