Suite a notre article sur l’acquisition de machines agricoles par le gouvernement : ALADJA D’AKPAKPA APPELLE ET MENACE LE QUOTIDIEN ‘’L’AUTRE FRATERNITE’’

7 déc, 2009 | Par | Rubrique : Manchette

zinzinS’il n’est plus un secret qu’une dame pompeusement appelée Aladja et résidant à Akpakpa jouit d’un pouvoir exorbitant sur certains décideurs actuels au sommet de notre pays, grande fut notre surprise de savoir que cette femme peut appeler et menacer la presse pour l’avoir dénoncée. Aladja vient de démontrer qu’elle est vraiment capable de tout ce dont on l’accable. Elle menace de mort si on continue de parler d’elle.

Dans sa ferme volonté de respecter le protocole d’accord le liant au chef de l’Etat, le Dr Boni YAYI, le député élu de la commune de Covè Janvier YAHOUEDEHOU vient de rédiger une correspondance pour demander que le gouvernement YAYI vienne dans l’hémicycle, expliquer de vive voix tout ce qui a trait au sulfureux dossier lié à la mécanisation, à marche forcée, de notre agriculture. Dans nos investigations, il nous est revenu, de plusieurs sources concordantes, qu’une dame souvent appelée Aladja et résidant à Akpakpa ne serait pas trop éloignée des diverses tractations liées à l’acquisition de ces machines aujourd’hui objet de toutes les interrogations. Certes, l’affaire des machines agricoles n’est pas comparable à celle désormais connue sous le vocable de CEN SAD. Cependant, il devient de jour en jour évident, que ces deux dossiers sont des affaires qui se ressemblent et embarrassent le régime actuel car tout se dit

et personne n’arrive à convaincre sérieusement et clairement l’opinion sur l’opportunité de ces dépenses faramineuses et sans orthodoxie financière. Dans sa correspondance sous forme de ‘’Question Ecrite’’ au gouvernement, Janvier YAHOUEDEHOU pose un véritable problème de fond qui nécessite une réponse structurée de la part du gouvernement. Mais en attendant cette réponse dont le régime devrait se réjouir, des ‘’klébés’’ sont déjà montés au créneau pour manipuler les populations. C’est donc pour apporter notre part à la clarification d’un si précieux débat que votre quotidien a pris la responsabilité de mener quelques investigations pour accélérer le même débat.

L’implication confirmée de Aladja

De toutes les sources, il sera difficile de prouver l’innocence de cette Aladja qui fait feu de tout bois depuis un peu plus de trois ans. Son ombre plane sur la plupart des dossiers à scandales que notre pays a connus depuis quelques temps. Elle est citée dans presque tous les marchés publics où le respect des normes régissant cette matière ne sont pas suivies et personne n’ose, selon toutes nos sources, l’inquiéter. Elle fait nommer de hauts cadres, les fait dégommer lorsque ceux-ci lui déplaisent plus tard, en ne lui accordant pas tout ce qu’elle désire et c’est souvent des choses compromettantes. Plusieurs ministres limogés confient en privé, la source de leur malheur et n’hésitent pas à désigner cette dame à qui ils auraient refusé tel ou tel avantage. L’affaire de la CEN SAD, elle n’en était pas loin et tout le monde attend avec impatience, l’ouverture de ce dossier au niveau de la justice de notre pays pour

qu’enfin, les vrais déballages commencent. Aladja estimerait, elle-même, que rien ne pourra freiner son enrichissement sous la nouvelle ère. De nos investigations, plusieurs entreprises sont créées pour couvrir les activités mafieuses de cette Aladja et très souvent, elle utilise le nom de ses propres enfants pour formaliser les statuts de ces sociétés à qui l’on attribue, à tour de bras, de gros marchés. Afin de bénéficier d’une bonne expertise, elle a sollicité et obtenu la collaboration d’un homme d’affaires ayant pion sur rue et qui se met devant. Le gain est partagé après le paiement par notre trésor public. Toutefois, une fortune mal acquise doit-il faire d’une femme, une graine de criminelle ?

L’acte de Aladja interpelle la conscience collective

Ce qui est actuellement suspect voire surprenant, est que nous n’avons pas encore évoqué clairement tout ce que Aladja engrange sur le dos du peuple béninois ni son vrai nom que dès le vendredi dernier, après que l’un de nos articles de ce jour ait parlé de cette affaire de machines agricoles qu’enfin de matinée, un appel anonyme tombe sur le téléphone portable de l’un de nos collaborateurs. L’appelant se met aussitôt à menacer le personnel du quotidien L’Autre Fraternité’’. Les menaces verbales parlent de mort, surtout des principaux responsables de votre quotidien à condition que nous cessions d’indexer cette fameuse Aladja à qui toutes les portes s’ouvrent dans notre administration. De bonnes sources, nous apprenons que cette dame n’est pas effectivement n’importe qui car elle excelle dans tout ce qu’il y a de sordides : maraboutages, rituels criminogènes et les maléfices toutes sortes. Informés, des amis

proches de notre rédaction nous indiquent qu’il ne fallait pas prendre ces menaces de Aladja à la légère car elle est capable du pire surtout lorsque ces intérêts sont en jeu. Or, il nous est revenu qu’elle gagne beaucoup de marchés aujourd’hui. Elle ne veut donc pas qu’on en parle et serait prête à nuire à tous ceux qui la dénonceraient. Il y a quelques années, elle menait un train de vie à peine confortable. Grâce aux délices du pouvoir, elle vit actuellement comme une richissime femme d’affaires. Elle serait au-dessus de notre exécutif. Pour l’instant et en attendant que le mauvais sort nous atteigne, nous promettons faire de plus en plus la lumière et toute la lumière sur cette femme qui doit laisser les hommes d’affaires de notre pays continuer par faire leur métier et payer à l’Etat l’impôt dû, ce qui n’est pas encore le cas de cette rapace à l’insatiabilité avérée.

Nous y reviendrons

René LOKOTIN

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