Création d’une société civile pour Cotonou : ENCORE DU SOUCI POUR NICEPHORE ET LEHADY SOGLO

7 déc, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : Actualité nationale

sogloAprès avoir reconquis de hautes luttes, la mairie de Cotonou que le régime YAYI a voulu, à tous prix, leur ravir, les SOGLO doivent désormais compter dans la gestion quotidienne de la capitale économique du Bénin avec une nouvelle créature. Il s’agit de la Société Civile de Cotonou.

La plus grande ville du Bénin, Cotonou vient d’enregistrer une créature dont la naissance surprend plus d’une personne. La question que l’opinion se pose aujourd’hui est de savoir à quoi servira cette société civile qui semble vouloir amener les SOGLO à ne plus gérer les deniers publics mis à leur disposition comme par le passé. Apparemment tout pourrait conduire à conclure que c’est une initiative du régime pour enquiquiner l’adversaire de taille qu’est redevenu, depuis un week-end de réconciliation avec HOUNGBEDJI, la famille SOGLO. Mais de toute évidence et selon de bonnes sources, l’entourage immédiat de Boni YAYI n’aurait pas conspiré pour donner des sueurs froides à la famille SOGLO qui, excepté le fils rebelle qu’est Galiou SOGLO, ne fumera pas le calumet de la paix avec Boni YAYI avant 2011. Les événements de ces derniers jours prouvent avec éloquence que la rupture est franchement consommée sauf

revirement de dernière minute, de la dame de fer qui incarne la véritable force de frappe des SOGLO. En effet, lors de cette rencontre historique dite de réconciliation entre l’éternel et constant perdant aux élections présidentielles depuis 1991 et le président Nicéphore SOGLO, nombreux sont ceux qui sont surpris par le mutisme inquiétant de l’épouse du maire SOGLO. Est-ce un signal fort pour prouver qu’elle n’entend pas accorder le pardon salvateur ? Tout reste à dire sur cette rencontre où le fils aîné Léhady sort provisoirement gagnant. Mais connaissant les scènes auxquelles cette famille anecdotique a habitué les Béninois, on croise les bras pour voir le mode opératoire de la première société civile communale mise sur pied au Bénin. Ce qui est certain est que cette nouvelle invention purement béninoise n’a rien d’innocent. Le moment est bien indiqué pour laisser place à des interprétations diverses.

Comme le dirait l’autre c’est la fin qui justifiera les moyens.

En attendant, les Cotonois attendent que cette créature leur donne pleine satisfaction car tout n’est pas rose et la gestion de la capitale économique du Bénin peut bien s’améliorer lorsqu’on sait, par exemple, que les services techniques sont aux mains d’une même personne depuis des siècles. Pendant ce temps, des voies sont mal entretenues tandis que d’autres mal pavées causant régulièrement des cas d’accidents de la circulation. Combien de fois les habitants de Cotonou n’ont-ils pas manifesté leur insatisfaction face à la manière dont les SOGLO (père et fils) gèrent leur commune ? C’est peut-être l’occasion pour les élus municipaux non renaissants de se faire entendre.

Affaire à suivre

Arthur SETONDJI

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