Protestations contre les défalcations pour faits de grève : LE DIALOGUE SOCIAL COMPROMIS : (LE GOUVERNEMENT N’ENTEND PAS LACHER PRISE)
2 déc, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : A la une
Les relations entre le gouvernement du changement et les formations syndicales se détériorent de plus en plus, compromettant ainsi, le dialogue social dans notre pays. Le risque est grand, de voir dans les prochains jours, une radicalisation de la position des travailleurs qui ont vu leurs salaires sérieusement amputés pour faits de grève. Hier à la bourse du travail, ces derniers ont donné de la voix pour fustiger, cette attitude du gouvernement qui de leur avis, viole le droit de grève pourtant reconnu par le code du travail en vigueur dans notre pays.
Pour les responsables syndicaux, les travailleurs ne font que réclamer certains de leurs droits déjà acquis dans le passé. Ainsi donc, il ne s’agit nullement de cessation de travail, pour revendiquer quelque chose de nouveau. Les différentes interventions enregistrées hier à la bourse du travail de Cotonou prouvent à bien des égards, que le gouvernement de Boni Yayi et les centrales syndicales, se retrouvent encore dos à dos, au risque d’une crispation de la tension au plan social. Une chose est certaine, les travailleurs promettent de ne pas baisser les bras et d’aller jusqu’au bout de cette rude bataille qui annonce à n’en point douter, des grèves perlées et le risque d’une paralysie de toute l’administration publique béninoise. Devant cette menace des syndicalistes de monter la tension au plan social, le pouvoir fait pour le moment, la sourde oreille. De sources dignes de foi, on apprend d’ailleurs, que le régime
du changement n’entend pas démordre et que les salaires des travailleurs seront amputés chaque fois et toutes les fois, qu’il y a cessation de travail. Ceci tient d’ailleurs du fait que les caisses de l’Etat s’amenuisent de jour en jour. La raison essentielle de cette malencontreuse situation réside dans les dépenses extra budgétaires dans lesquelles le chef de l’Etat a engagé la nation.
R.A
