Politique nationale : LES RAILLERIES DE GBADAMASSI DESSERVENT LE REGIME DU CHANGEMENT
2 déc, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : A la une
Les agissements du député transfuge du G13 commencent par irriter sérieusement les béninois. Rachidi Gbadamassi depuis qu’il a rompu les liens avec ses alliés politiques de l’inter groupe G et F, s’est lancé dans une logique désuète du ‘tac au tac’’ au profit d’un régime dit du changement qui en réalité, n’en a vraiment pas besoin, surtout par ces temps où les adversaires politiques de Boni Yayi se regroupent pour l’évincer du pouvoir et que des béninois –ils sont nombreux- ne se retrouvent plus véritablement dans la manière actuelle de conduire les affaires de la cité.
A la place de débats politiques faits d’arguments corsés pouvant permettre à l’opinion publique de se faire une idée des hommes qui aspirent à la magistrature suprême, c’est à des railleries, injures et autres propos mensongers qu’on assiste de plus en plus, tant du côté du pouvoir que de l’opposition. C’est bien entendu, dans cette logique qu’il faut désormais ranger les sorties intempestives du gourou de Parakou qui ne perd plus aucune occasion, pour convier les hommes des médias à des conférences de presse pour répondre systématiquement à l’opposition dont il était encore il y a quelques mois, un principal artisan. N’est-ce pas Rachidi Gbadamassi qui a dit de Boni Yayi, qu’il est un adolescent politique ? Et comme si de rien n’était, l’homme désormais aux couleurs du régime du changement ne fait que chanter, les louanges de celui qu’il a toujours combattu depuis son élection pour siéger au
parlement.
S’il est vrai, que les revirements politiques sont des faits courants dans notre pays et que le retournement de veste de l’ancien maire de la ville de Parakou n’a rien d’étonnant outre mesure, il est quand même surprenant, à la limite inconcevable, de voir l’homme toutes les fois, aux trousses des opposants et ceci, pour des répliques dénuées de fondements. C’est le pardon de Me Adrien Houngbédji au président Nicéphore Soglo qui a été le chou gras du député lors de sa dernière sortie médiatique le lundi dernier. Rachidi Gbadamassi dans ses déclarations, a démontré à la face de la nation, qu’il n’a pas compris grand-chose, de l’intention du leader du Parti du renouveau démocratique dans cette attitude on ne peut plus, de haute portée politique. En acceptant le pardon de son ancien bourreau, le président Nicéphore Soglo à son tour, a rassuré les béninois, de la nécessité pour ces deux partis politiques,
membres à part entière du G4 et épines dorsales du bloc G4/Force clé, de resserrer les rangs en vue de réaliser l’alternance en 2011. Le député Rachidi Gbadamassi avait donc autres choses à faire, que de mettre en doute, l’opportunité de cette réconciliation intervenue lors de la célébration des 75 ans de Nicéphore Soglo, allant jusqu’à chercher des poux sur la tête de Me Adrien Houngbédji qui qu’on le veuille ou non, fait partie de cette classe de politiques jamais cité dans un dossier scandaleux de détournements des ressources de notre commune patrie. Cette sortie politique du député n’a donc servi qu’à ternir une fois de plus, le débat politique qui a perdu de son substrat.
Boni Yayi doit ramener son joker à l’ordre car ces sorties tous azimuts ne servent en rien, le régime du changement. Et Rachidi Gbadamassi n’est pas forcément le plus indiqué, pour défendre le régime en vue de la réélection en 2011, du président Boni Yayi.
Ce que Rachidi Gbadamassi a dit :
24 heures après la réconciliation entre Me Adrien Houngbédji et le président Nicéphore Soglo, le député Rachidi Gbadamassi a réagi. C’était le lundi dernier à travers une conférence de presse qui a eu pour cadre, le Chant d’oiseau de Cotonou.
L’ex député du G13 a d’abord souhaité un heureux anniversaire au président Nicéphore Soglo avant de signifier, que le moment était inapproprié pour poser un acte de cette envergure. Pour l’ancien maire de la ville de Parakou, le pardon de Me Adrien Houngbédji mérite réflexions et questionnements pour celui qui connait les réalités politiques de notre pays.
Les arguments qui montrent que Adrien Houngbédji n’est pas un homme en qui le peuple béninois peut avoir confiance vu tout ce qu’il a fait depuis les indépendances jusqu’à nos jours, ont été nombreux a dit l’ardent ‘’défenseur’’ du changement. C’est pourquoi, a-t-il énuméré, un certain nombre de faits qui à son avis, compromet la crédibilité du leader du Prd.
Selon Rachidi Gbadamassi, la réaction de Houngbédji est simple et point n’est besoin de chercher loin, pour dégoter l’objectif visé. Il s’agit de faire en sorte que le président Soglo suscite la rétraction de son fils Léhady à son profit. Gbadamassi l’a fait savoir en ces termes : « Le pardon de Me Adrien Houngbédji est motivé par ce que nous savons tous : l’élection présidentielle de 2011. Le pardon a pour but, d’attendrir le cœur du président Nicéphore Soglo pour que ce dernier apporte tout son soutien au demandeur de pardon et bloque la candidature de son fils qui est relativement jeune au regard des réalités liées à la fonction présidentielle au Bénin. ». Revenant sur l’objet du pardon, le député Gbadamassi a donné des explications aux diverses l tractations qui ont conduit le président du Prd à tourner dos à Soglo pour Kérékou en 1996. C’est pourquoi dit il, « Adrien Houngbédji n’a pas encore
confessé toute la vérité. Faisait-il plaisir à ses amis en 1996 lorsqu’il prenait 4 milliards et plusieurs autres avantages liés au pouvoir avant de soutenir le Général Mathieu Kérékou? Ce dernier aura compris plus tard, que c’était une erreur d’accepter ce soutien de HOUNGBEDJI, lui qui est garant de paix et de stabilité sociopolitique dans notre pays. Adrien Houngbédji, faisait-il plaisir à ses amis en 1996 lorsqu’il imposait le poste anticonstitutionnel de Premier Ministre ? »
Gbadamassi est revenu sur la réconciliation entre les deux hommes qu’on voit comme celle entre les Ainonvi et les Houégbadjavi. Pour lui, quand on prône la paix et la cohésion sociale, on ne saurait se limiter à ces deux parties du pays car les autres vont se sentir lésées. En définitive, Gbadamassi trouve que Houngbédji n’est pas digne d’être chef de l’Etat puisqu’il n’aime pas prendre ses responsabilités à l’image de son refus de rester à la tête de la mairie de Porto-Novo pour qu’on ne réalise pas ses tares. Le conférencier dit se plaire, à le mettre à nu et ce en public afin que les Béninois ne se trompent pas dans le choix de celui qui doit être aux commandes de notre pays. S’il a promis revenir sur certains dossiers où sont impliqués les membres des G et F, Gbadamassi compte toujours répondre au bloc car affirme t’il, « l’enfant qui dit que sa mère ne dormira pas, ne dormira pas aussi ».
Romuald Alingo
Gbadamassi a dit la vérité et je n’ai rien à lui reproché.Ce que Houngbédji a fait est très grave et cruelle mème.c’est quoi ce jeux politique?Houngbédji se prend pour qui?Si j’étais à la place de Soglo, j’allais jamais accepter ce pardon moqueur.Il n’a rien compris celui là.Depuis 1996 il n’a pas cherché à le faire et c’est maintenant il le fait,c’est trop bète vous voyez pas.Soglo peut lui pardonner mais jamais oublier,çà non.Lui, il ne pourra jamais diriger ce cher beau pays le BENIN,jamais de la vie,qu’il naille mème pas aux présidentielles de 2011.Je le lui suggère en tant que sa fille pour ne pas gagner la honte.Il sera pas parmi.Il s’est moqué aussi de Kérékou.Il n’a qu’a gardé ses sous pour aider les pauvres qui souffrent.