Mise en place tardive du conseil d’administration de la caisse nationale de securite sociale : CHRISTOPHE KINT AGUIAR ENTRETIENT LA CONFUSION : (BONI YAYI DOIT SE MEFIER DU SECRETAIRE GENERAL DU MADEP)

2 déc, 2009 | Par | Rubrique : Manchette

aguiar_kintEn se réunissant le 15 juillet 2009, le conseil (depuis peu non hebdomadaire) des ministres avait cru régler le problème de vide juridique qui pourrissait l’atmosphère entre les syndiqués de la CNSS et le gouvernement. Mais c’est sans compter avec l’esprit de corruption et de toutes les déviances qui caractérisent certains collaborateurs de Boni YAYI. Bien que le décret tant souhaité et objet de toutes les luttes du principal syndicat de la CNSS soit pris ce même 15 juillet 2009, on n’arrive pas à savoir pourquoi c’est la date du 20 octobre 2009 qui est finalement mentionnée au bas dudit décret. De la même manière, les salariés de la CNSS veulent comprendre pourquoi ce Conseil d’Administration tarde à s’installer, pendant que la direction générale prend des engagements importants au nom de la CNSS.

Riche de plusieurs milliards de chiffres d’affaires, annuellement encaissés, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale est malade de ses principaux responsables à commencer par l’autorité de tutelle, c’est-à-dire le ministre Christophe KINT AGUIAR. La gestion de cette structure demeure une curiosité aux yeux de tout le monde. De l’avis de plusieurs fonctionnaires de la caisse nationale de sécurité sociale, cette structure est devenue au fil des ans, un trésor dans lequel tous les gouvernements viennent puiser et souvent de manière peu orthodoxe. Si la gestion de cette caisse a connu plusieurs commissions d’enquêtes, personne n’en sait absolument rien sur les tenants et aboutissants de la gabegie qui y règne en mode de gestion. Certes, l’actuel directeur général n’est encore véritablement indexé pour une quelconque prévarication. Cependant, beaucoup estiment que le retard qu’accuse l’installation du tout nouveau Conseil

d’Administration ne serait pas le résultat d’une innocence ordinaire. Au-delà de simples suspicions, on admet volontiers qu’en sa qualité d’organe suprême de la caisse, le conseil d’administration est un instrument capital pour la gestion de la structure. Le directeur général est forcément commis aux tâches à lui assignées par ce conseil. Il est donc clair que les tergiversations que l’on observe aujourd’hui pour son renouvellement tant que pour son installation sont préjudiciables à la caisse mais profitent évidemment à sa tutelle. Comment comprendre que le gouvernement ne veuille pas renouveler un tel organe depuis mai 2007 ? Pendant ce temps, des milliards sont gérés au gré des humeurs des gouvernants qui tiennent les cordons de la bourse, par le directeur interposé. Souhaitable donc que ce dernier soit sous la coupole d’un conseil d’administration illégal ! Et la preuve irréfutable de cette assertion vient

récemment d’être donnée avec l’accord de l’ancien conseil qui avait autorisé, il y a quelques semaines seulement encore, le directeur général à souscrire à un emprunt obligataire au profit du gouvernement du changement pendant que ce même conseil était déjà remplacé par un tout nouveau (Cf : Décret N°). Comme l’atteste le présent décret, nous constatons que c’est depuis le 15 juillet 2009 que le conseil d’administration fut renouvelé. Mais pas encore installé à ce jour et l’année tend vers sa fin et il faut préparer un nouveau budget en tirant leçons de l’exercice écoulé. Toujours pour mieux comprend cette situation de confusion sciemment entretenue par le gouvernement et singulièrement par le ministre de tutelle KINT AGUIAR, rappelons que ce membre influent du parti de Séfou FAGNOHOUN aurait reconnu avoir initié une correspondance peu honorable auprès de la CNSS aux fins d’en obtenir un prêt à titre

personnel et strictement privé. De sources internes, on sait également que les fonds de l’entreprise sont placés dans des institutions bancaires sous une opacité totale. C’est ici une vieille tradition.

Boni YAYI doit faire respecter le serment fait au peuple béninois

Placé sous le sceau de Dieu pour dire simplement sous le respect des textes en vigueur au Bénin, le mandat de Boni YAYI donne des signes de fatigue croissante en matière de conformité aux normes. Trois années après sa prise de fonctions, on constate qu’en dehors de quelques rares départements ministériels comme celui de Pascal Irénée KOUPAKI, les dysfonctionnements sont redevenus la règle dans la quasi-totalité des ministères. Les sanctions ont régressé comme une peau de chagrin et la mauvaise gouvernance prend le pas sur la bonne gouvernance. La situation qui prévaut aujourd’hui à la caisse nationale de sécurité sociale doit interpeler le patronat béninois en commençant par son premier responsable, Sébastien AJAVON, car les fonds ainsi mal gérés puisque objet de tant de convoitises ne sont en grande partie que la cotisation des masses laborieuses de notre pays. Il est vraiment tant que l’ordre revienne définitivement dans

cette maison où certains s’offrent un droit légitime pour entretenir et pérenniser la mauvaise gestion. Au plan de la gestion des ressources humaines, l’heure n’est pas non plus au calme. Beaucoup reste à faire ou à refaire puisque les recrutements comme les promotions sont le domaine réservé d’une catégorie de nos concitoyens. Il n’est pas rare de voir un responsable incapable de manipuler un ordinateur alors qu’il doit travailler en réseau avec ses collègues. Tout ce qui préoccupe ici est l’octroi des primes qui sont d’une autre nature, faramineuses ! La caisse est riche mais pauvre de ses propres dirigeants ; le personnel attend impatiemment l’avènement d’autres responsables qui vont amorcer son réel assainissement. Pour l’instant, seuls les initiés peuvent prédire le moment que choisira Christophe KINT AGUIAR pour installer le nouveau conseil d’administration or nous sommes à la veille d’un nouvel exercice

et des voix s’élèvent pour dire que cette confusion est bien maintenue afin de permettre à l’actuel dg de prendre certains engagements financiers sous formes de contrats avec des entreprises prestataires dont les vrais propriétaires seraient des gens insoupçonnés pour ne pas dire proches du gouvernement. Le remaniement étant dans l’air du moment, il se pourrait que des membres de l’actuelle équipe gouvernementale veuillent se mettre à l’abri du besoin avant que n’arrive la tempête réservée pour ce mois-ci, selon des indiscrétions.

Affaire à suivre

René LOKOTIN

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