Journées portes ouvertes de l’INSAE sur le travail des enfants : LE PALAIS DES CONGRES DE COTONOU ABRITE L’EVENEMENT

25 nov, 2009 | Par | Rubrique : Société

Il n’y a de richesses, que d’hommes dit-on. En vertu de ce principe, le Gouvernement de la

République du Bénin, désireux de connaître et d’apprécier l’importance et la qualité de ses ressources humaines, a décidé, par décret n° 99-459 du 22 septembre 1999, d’organiser sur toute l’étendue du territoire national, un Recensement Général de la Population et de l’Habitation. Cette importante opération est la troisième du genre depuis notre indépendance nationale. Les principaux objectifs assignés au troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitation sont de plusieurs ordres. En effet, L’exécution technique du Recensement Général de la Population et de l’Habitation a été confiée à l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE), appuyé par trois de ses Directions à savoir :

- la Direction des Etudes Démographiques pour les aspects techniques ;

- la Direction Administrative et Financière pour la gestion administrative et financière de l’opération ;

- la Direction du Traitement de l’Information et des Publications, à qui est revenu, le soin d’assurer le traitement informatique des données.

La population du Bénin, à l’instar de celles des autres pays au Sud du Sahara, était caractérisée par une structure jeune et à dominance féminine et rurale. Près de la moitié de la population (48% de son effectif) était âgée de moins de 15 ans en 1992 dont les enfants de moins de cinq ans représentent 18,5% de cette population. Les femmes représentaient 51,3% de la population totale dont 44% sont en âge de procréer. La majorité de la population béninoise vivait en milieu rural (64,0%). En somme, les résultats des recensements sont sujets à trois types d’erreurs fondamentales : le défaut de couverture, le défaut de réponse ou la non réponse et la mauvaise réponse. Il est donc indispensable, dans toute analyse des données d’un recensement de les évaluer avant de les utiliser. Dans le cadre de cette étude nous nous limiterons à un bref rappel de l’évaluation de la qualité des données sur l’âge et le sexe.

Les tendances observées dans l’évolution des migrations à la fin des années 1980 se sont confirmées avec l’attrait du milieu rural et la baisse de la dynamique démographique des trois principales villes sous l’effet des migrations (soldes négatifs pour les migrations internes) et de la baisse sensible du niveau de fécondité. De nouveaux pôles d’attraction sont mis en évidence par les résultats du recensement. Il s’agit des départements de l’Atlantique, des Collines, du Borgou et de l’Ouémé. Mais ces différents pôles ont des caractéristiques assez différentes quant à la source de leur dynamique démographique. Ainsi, l’attraction observée pour l’Atlantique est le résultat de l’attraction de la commune d’Abomey-Calavi ; de même celle du département de l’Ouémé est essentiellement due à la dynamique de la commune de Sèmè-Podji. Par contre celles des départements du Borgou et des Collines résultent de l’apport de la majorité des communes de ces deux départements dont le rythme de croissance est très élevé. Malgré la décélération du rythme de croissance des trois principales villes, elles restent parmi les lieux d’origine ou de destination privilégiés des migrants comme le montrent les niveaux des intensités migratoires entre ces villes et les autres régions du pays.

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