Chronique sportive : SALUT LES ECUREUILS !
17 oct, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : ChroniqueMission accomplie pour le team national sommes nous tenté de dire, après la courte mais très importante victoire acquise dimanche dernier, devant les Blacks stars du Ghana. Le score de 1-0 qui a sanctionné cette partie âprement disputée entre les deux équipes, propulse la sélection nationale en Angola pour la coupe d’Afrique des nations en 2010. Pour la deuxième fois consécutive, le Bénin inscrit son nom sur la liste des nations africaines qualifiées pour disputer cette prestigieuse compétition de la confédération africaine de football.
Et pourtant, osons dire au regard du match du dimanche dernier, que l’accouchement a été très difficile pour les poulains de Michel Dussuyer. Dans un stade de l’amitié plein à craquer où près de 35000 béninois attendaient la victoire des Ecureuils, le Ghana première nation africaine à décrocher son billet pour la coupe du monde sud africaine, a tenu ferme et bon jusqu’à la 93ème minute. Alors que les supporters béninois vidaient déjà les gradins du stade de l’amitié de Cotonou croyant que le nul était consommé, Mohamed Aoudou puisque c’est de lui qu’il s’agit, réédite l’exploit réalisé contre le Mali. Dans les ultimes minutes de la partie, le désormais chasseur de but des Ecureuils sauve tout le peuple béninois d’une expédition soudanaise plutôt incertaine. Le Bénin avant donc la sixième et dernière journée de ces éliminatoires, se qualifie pour le rendez vous angolais au terme d’une partie où Sèssègnon et ses camarades ont tutoyé Michel Essien et ses coéquipiers.
L’invincibilité de l’équipe ghanéenne vient ainsi de prendre fin dans ce groupe D où les dés sont définitivement pipés pour les crocodiles du Nil.
La réalité, c’est que le plus dur vient ainsi de commencer pour le team national. Point n’est besoin de rappeler ici, que les deux participations des Ecureuils à la coupe d’Afrique des nations ont laissé au public sportif béninois, un goût très amer. Autant de matches joués, autant de défaites, telle est la maigre moisson de l’équipe en Tunisie (2004) et au Ghana (2008) avec à la clé, une gestion catastrophique des fonds alloués par l’Etat pour ces diverses campagnes africaines.
La leçon va-t-elle se répéter en Angola en 2010 ?
Difficile de le dire. Mais une chose est certaine, les responsables à divers niveaux de la gestion de ce football ont depuis quelques mois, décidé de rompre avec les anciennes habitudes. On attend de Michel Dussuyer dont le maintien à la tête de la sélection nationale est plus que sûr, qu’il mette en place, une équipe véritablement compétitive à la hauteur des attentes.
