Chronique hebdomadaire : THOMAS BONI YAYI EN (PELERINAGE) ARABIE SAOUDITE ? !!!
14 sept, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : ChroniqueLa rumeur a fini par céder la place à une certitude et déjà tout le microcosme politique béninois se met à spéculer et il nous paraît indispensable de revenir sur un sujet d’importance à savoir l’appartenance religieuse de notre président. En 2006, le peuple béninois avait massivement voté pour ce candidat qui semblait répondre beaucoup plus à ses aspirations. En un mot comme en mille, les Béninois avaient développé progressivement une vive terrible aversion pour la classe politique. La raison de ce comportement que nous avions eu est simple et s’explique par le fait qu’a l’exception de Adrien HOUNGBEDJI, tous les hommes politiques béninois d’envergure nationale avaient convaincu sur leur capacité à voler et à violer tous les textes de lois. La corruption doublée d’une inquiétante impunité avaient amené chaque Béninois à ne plus trouver en ces hommes ce qu’il recherchait vraiment. Le peuple était donc le premier à vouloir d’un changement et Thomas Boni YAYI lui promit ce changement. Le mariage fut vite ficelé et les noces célébrées sous un soleil qui assombrit l’arc-en-ciel. Après son élection à la magistrature suprême, la côte de popularité aurait atteint des records jamais égalés dans les annales de notre tumultueuse histoire politique. Combien de fois les zémidjans et les fonctionnaires béninois n’ont-ils pas salué les mesures énergiques et courageuses prises par YAYI pour limoger tel ou pour sanctionner tel fonctionnaire. Mais tout ceci sera vite de courte durée car les vielles et mauvaises habitudes vont refaire surface. Sous le changement les véhicules administratifs continuent par servir lors des cérémonies familiales, des meetings de remerciement vont servir d’alibi pour abuser du bien public sans aucune crainte. Les détournements vont atteindre un sommet vertigineux et pour démontrer comment les limites de la décence et du respect des finances publiques peuvent être repoussées loin, des génies vont prendre l’organisation d’un simple sommet de chefs d’Etats et de gouvernement pour piller notre économie.
Cité comme exemple, notre changement est le paradis de la corruption et du gangstérisme de haut vol. L’unanimité autour de YAYI s’est fissurée et le trio exécutif YAYI, KOUPAKI et KOGUI s’est révélé un attelage infernal qui ne sait rien, ne voit rien et ne dit rien. Pourtant, Soulé Mana LAWANI va gérer nos finances publiques dans une confusion qui frise l’apatridie. Elu avec toutes les cartes en main, Boni YAYI est aujourd’hui réduit à quémander le soutien de gens détestables à tous égards. Les verbes anti corruption de YAYI n’ont pas arrêté les Ordres de Paiements que signait allègrement et de façon industrielle l’ex argentier national permettant ainsi à de nouveaux riches de vivre sur la bête. Très tôt préoccupé par la reconquête du pouvoir, Thomas Boni YAYI en est réduit à vouloir s’allier des personnes que le peuple a rejetées pour lui dérouler le tapis. Sans excès, on pourrait affirmer que YAYI fut plus préoccupé par la conquête que par l’exercice effectif du pouvoir. A mi parcours, il ne sera pas hasardeux de dire que l’intrus ne connaissait pas vraiment la maison car YAYI n’a rarement été lui-même tel qu’il se présentait à son peuple. Craignant d’être la première comète du siècle au Bénin, après la débâcle de SOGLO en 1996, on apprend qu’il s’est rendu en terre sainte d’Arabie Saoudite afin de trouver un terrain d’entente avec ses adversaires politiques dont une bonne brochette se reconnaît en l’islam. Ils sont donc tous là-bas pour le petit pèlerinage encore appelé ‘’oumoura’’. Vrai ou faux ? L’avenir nous dira le reste. On retiendra simplement que Boni YAYI qui n’avait rendez-vous qu’avec l’histoire a voulu rencontrer Dieu en compagnie du diable. On comprend alors pourquoi la marche verte fut mal organisée et que certains pestiférés s’étaient mêlés à celle-ci. De justesse, elle avait failli se répéter sur le plateau d’Abomey sous l’instigation de l’icône même de la mafia. Au demeurant, quand bien même les mystères du changement n’auraient pas fini de nous intriguer, souhaitons à notre président de ne pas céder à l’ivresse du pouvoir car cela tue infailliblement puisqu’on ne fait pas si bon marché de l’autorité d’un chef d’Etat. Espérons que notre Thomas Boni YAYI ne vienne pas nous annoncer une vilaine nouvelle. C’est ce que ses plus redoutables attendent pour lui porter … l’estocade …
