Sit-in au ministère des finances : LE SYNTRACEF EXIGENT LA DEMISSION DU DIRECTEUR DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS

28 août, 2009 | Par | Rubrique : Actualité nationale

Idriss-DAOUDAL’esplanade du ministère de l’économie et des finances a été le théâtre d’un mouvement de protestation des travailleurs de ce ministère, à travers le syndicat des travailleurs de l’administration centrale des finances. Les travailleurs de cette unité centrale puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont été informés le 17 Août 2009 dernier, des décisions portant suspension de certains de leurs collègues aux motifs de :  » Laxisme dans le dépouillement et la réception liés aux travaux de réhabilitation du centre international des conférences de Cotonou et du palais des congrès sous réserve des vices cachés alors que les insuffisances étaient visibles et notoires ». De ce fait, la décision en son article 2 précise que les soldes et accessoires des intéressés sont suspendus à l’exception des allocations familiales. Laurent Mètongnon, secrétaire général du Syntracef, a précisé que dans cette situation, née du dossier Cen-Sad volet N°3, certains agents du ministère de l’économie et des finances, ont participé le vendredi 14 mars 2008 à 18 heures, pour finir le samedi 15 mars à un dépouillement issu d’une consultation de gré à gré compte tenu de l’urgence induite par le gouvernement lui-même. Ainsi, le choix des entreprises a été fait dans le cadre de l’article 46 nouveau de la loi 2004-18 du 27 Août 2004 portant modification de l’ordonnance 96-04 du 31 Janvier 1996 par le ministre chargé des finances, qui n’est plus obligé de recourir à l’avis préalable de la direction nationale des marchés publics comme exigé dans l’article 46 de l’ordonnance modifiée. De ce fait, il s’en suit logiquement que l’attribution de marchés à des entreprises sans expériences, la collusion d’entreprises visant à fausser les règles de la concurrence et les malfaçons observées dans l’exécution des travaux. Laurent Mètongnon précise que les surfacturations observées ne peuvent être visibles dans le dossier de concurrence. Il n’a pas oublié de mentionner qu’il est clair qu’à ce stade, l’on peut tirer les conclusions mentionnées ci -dessus. En tout état de cause, les travailleurs de l’administration centrale des finances exigent :

- Du ministre de l’économie et des finances, de reporter purement et simplement les décisions ainsi querellées à l’encontre des mis en cause,

- La formation adéquate dans les centres de formation de l’administration centrale des finances de tous les agents mis à la disposition du ministère pour une parfaite maîtrise de la procédure d’exécution des dépenses pour leur propre défense et enfin,

- Le règlement définitif de la situation des informaticiens et des chauffeurs de leur ministère de tutelle.

En tout état de cause, la non satisfaction de ces revendications, qui découlent de la première exigence, entraînera des conséquences dont seul le gouvernement du Dr Boni Yayi sera responsable. Une grève d’avertissement de 48 heures dont la motion sera déposée au ministre chargé du travail et de la fonction publique a été également adressée a qui de droits dans cette même journée.

Romuald Alingo

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