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15 juin, 2009 | Par | Rubrique : Actualité nationale, No comments

A – Campagne contre deux anciens collaborateurs du Raïs dans la Donga
Dans le souci de mettre tout le monde au même niveau d’information, plusieurs équipes (souvent des binômes) ont été constituées puis renvoyées sur le terrain, après les prospections de terres pour la révolution verte qui vient juste de faire sa première victime en la personne de Roger. Il s’agit d’expliquer à toutes les populations ce qui se passe effectivement au sein du Sanhédrin que dirige d’une main de fer son unique maître. Mais en lieu et place d’une explication de l’actuelle mode de gouvernance, c’est plutôt à un réquisitoire féroce que deux membres de cette équipe nationale ses sont livrés dans la Donga contre deux de leurs ex collègues. L’explication sur le départ peu amical de ces deux serviteurs de la nation et amis personnels du Raïs a simplement donné lieu à une critique loin de la courtoisie. De l’aveu de ces émissaires gouvernementaux, leurs ex collègues auraient commis des fautes graves prouvant qu’ils ne sont pas de cœur avec le don de Dieu. En un mot, les deux « remerciés », un ancien argentier et le « Docteur Gonades » auraient été en contradiction avec les principes au chef. Curieux que se soit près d’un an que toute une équipe découvre un acte aussi officiel ! De l’avis de quelques personnes originaires de cette région, cette tournée vient conforter les « amis d’en face » que l’actuel système est contre les enfants de cette localité d’où la nécessité d’être désormais solidaires avec leur propre frère. D’ailleurs, tous estiment que l’ingratitude commise à l’encontre du Docteur Gonades se doit d’être vengée et punie. Ceci vient relancer assez sérieusement la pré campagne qui bat déjà son plein sur toute l’étendue du territoire national. Revenus de leur village le week-end dernier, la plupart des ressortissants de cette région se disent résolument engagés pour la lutte devant aboutir à la victoire de leur propre frère.

B – La paranoïa engendrée par bio

De sources diplomatiques dans la sous région, c’est depuis février 2009 que Bio alla informer Boni de son intention de revenir se mettre à la disposition de ses compatriotes. Belle intention et noble initiative ! Mais cette annonce va créer chez le Raïs un violent séisme dont l’amplitude thermique continue de faire des vagues. Depuis lors, le climat s’est visiblement tendu entre les deux « amis » que tout oppose, depuis peu. On annonce dans l’entourage d’un homme d’Etat ouest africain que la sécurité de l’un serait en danger chez lui pendant que des émissaires allaient effectivement convaincre le postulant de se mettre en réserve de la république pour une autre échéance. Hypothèse peu recevable car une certaine régionalisation des promotions a créé une vive émotion dans tout le pays. En effet, point n’est besoin d’avoir des compétences avérées pour se croire en mesure de postuler à certains postes. Il suffit d’être originaire de « là-bas » pour s’offrir tous les privilèges. On cite à cet effet, deux cas qui ont fini par mettre un terme à la supposée amitié entre Bio et Boni. Il s’agit de la mise entre parenthèse administrative de deux très proches parents de Bio pour des motifs non élucidés et qu’il aura fallu la prise de la décision fatale, par Bio, pour que son beau-frère et sa propre sœur soient repêchés par le Sanhédrin que dirige magistralement le Professeur : c’est le sobriquet que vient de lui donner l’inusable caméléon du fond de ses filaos. Même celui-ci commence par émettre des appréhensions sur ce qui se passe. De toute évidence, le partage, somme toute très difficile, des moins de quinze pour cent que recueille toujours le « haut » entre ces deux hommes dérange et perturbe quotidiennement le Raïs qui ne dort plus. Comme le défunt Vice Président de la France Chargé de l’Afrique, notre magicien vient d’entamer sa tournée républicaine … aux frais de la princesse. Pendant ce temps, son « Délégué » insulte sur les mamelles et écrème les finances publiques dans un grossier système de gré à gré imposé au niveau des travaux publics départementaux. Vivement que les dessertes et pistes rurales puissent résister après le passage des cortèges du Raïs.

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