L’Unesco retire son patronage à la Journée pour la liberté sur Internet organisée par Reporters sans frontières

25 mai, 2009 | Par | Rubrique : Actualité nationale, Dossier, Société

L’Unesco retire son patronage à la Journée pour la liberté sur Internet. « Plusieurs Etats faisant partie de notre liste des quinze ‘Ennemis d’Internet’ sont intervenus directement auprès de l’Unesco », a indiqué Reporters sans frontières.
Reporters sans frontières a appris, le 11 mars 2008 dans la soirée, que l’Unesco retirait son patronage à la Journée pour la liberté sur Internet organisée ce mercredi 12 mars. Cette décision a été notifiée à Reporters sans frontières par le directeur de la Division de la liberté d’expression, de la démocratie et de la paix de l’organisation onusienne. L’Unesco justifie cette décision en expliquant qu’elle a accordé son patronage au « principe de cette journée » mais qu’elle ne saurait s’associer aux différentes manifestations organisées à cette occasion. « Nous ne sommes pas dupes. Plusieurs Etats, faisant partie de la liste des quinze ‘Ennemis d’Internet’ rendue publique ce jour, sont intervenus directement auprès de la direction générale de l’Unesco. Marcio Barbosa, le directeur général adjoint de cette organisation, a cédé. L’Unesco ne sort pas grandie de cette affaire. Elle fait preuve d’une grande lâcheté à l’heure où les Etats qui ont obtenu qu’elle se déjuge ainsi continuent à emprisonner des dizaines d’internautes. Malheureusement, il semble que nous soyons revenus vingt années en arrière, à l’époque où les régimes autoritaires faisaient la pluie et le beau temps, place Fontenoy à Paris. Que l’Unesco se soit ainsi déculottée témoigne de l’importance de cette journée et de la mobilisation contre les Etats censeurs », a déclaré Reporters sans frontières. Reporters sans frontières a immédiatement informé le ministère français des Affaires étrangères de cette décision de l’Unesco. En effet, c’est sur proposition de la Commission nationale française auprès de l’Unesco que l’organisation intergouvernementale avait apporté son patronage à cette manifestation. Or cette commission dépend du ministère français des Affaires étrangères. Pour Reporters sans frontières, le gouvernement français ne peut rester silencieux devant une mesure prise sous la pression de régimes autoritaires qui lui infligent ainsi un véritable camouflet. A l’occasion de cette première Journée de la liberté sur Internet, Reporters sans frontières a publié une liste des « ennemis d’Internet ». Elle comprend quinze pays : Arabie saoudite, Bélarus, Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Ethiopie, Iran, Ouzbékistan, Syrie, Tunisie, Turkménistan, Viêt-nam et Zimbabwe.Des cybermanifestations sont organisées dans neuf pays particulièrement répressifs. Les internautes peuvent créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l’un de ces rassemblements virtuels.Enfin, une nouvelle version du guide pratique du blogueur et du cyberdissident est disponible sur le site www.rsf.org qui rassemble des conseils et des astuces techniques pour lancer son blog et contourner la censure.Au moins 62 cyberdissidents sont emprisonnés dans le monde, plus de 2 600 sites Internet, blogs ou forums de discussion ont été fermés ou rendus inaccessibles en 2007.

L’EED et les processus d’enseignement et d’apprentissage
(Regroupement thématique coordiné par Gerhard de Haan, Président, Comité allemand pour la DEDD; Université libre de Berlin en Allemagne; Groupe Consultatif International de la Conférence mondiale)
Atelier 18 : Synergies et différences entre EPT et EDD
Atelier 19 : De meilleures écoles aux niveaux préscolaire, primaire et secondaire grâce à l’EDD.
Atelier 20 : Le rôle de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’EDDLes établissements d’enseignement supérieur éduquent ou forment de nombreux professionnels dans nos sociétés. Ils collaborent avec ou gèrent des personnes qui travaillent dans tous les secteurs de l’économie, publics ou privés, et à ce titre il est essentiel pour l’enseignement supérieur d’intégrer la durabilité dans l’ensemble de ses programmes. Les étudiants diplômés doivent maîtriser la connaissance, les outils, les perspectives et les valeurs nécessaires à la construction d’un avenir plus viable. Par ailleurs, pour sensibiliser les étudiants et le public à la durabilité, les établissements d’enseignement supérieur doivent adopter des pratiques durables dans leurs principales activités administratives, notamment dans la définition et la mise en œuvre de leur politique, le recrutement et le recours aux services d’un personnel diversifié, et la gestion de l’aménagement des campus. Les établissements d’enseignement supérieur interviennent traditionnellement sur trois fronts : l’enseignement, la recherche et la prestation de service à la population. Il revient à chaque établissement de trouver un équilibre entre les trois. Certains établissements se consacrent avant tout à l’enseignement, alors que d’autres consacrent une large part de leurs activités à la recherche. Certains s’efforcent de mettre en lien la théorie et la pratique, en donnant aux étudiants la possibilité d’appliquer leurs acquis dans leur tissu local. Indépendamment de la place accordée à ces trois dimensions, la DEDD des Nations unies invite les établissements d’enseignement supérieur à prévoir et intégrer la durabilité dans leurs programmes, leurs pratiques et leurs politiques.

L’atelier s’est concentré sur les point suivants :
Débattre de la pertinence de l’EDD pour l’enseignement supérieur et la recherche
Partager les succès rencontrés dans les établissements d’enseignement supérieur et les défis posés par l’introduction de la durabilité dans les cursus d’étude (en évaluant par exemple les résultats d’apprentissage et en définissant des compétences de base), la recherche et la prestation de service aux populations, et utiliser la durabilité pour définir les pratiques institutionnelles (en respectant par exemple la parité entre les sexes et ethnique lors du recrutement) et les politiques (en réaménageant par exemple les locaux pour faire des économies d’énergie)
Créer une vision pour l’enseignement supérieur et la recherche pour les cinq dernières années de la Décennie
Débattre du degré d’appui institutionnel, local, national et international nécessaire pour accomplir cette vision
Identifier les prochaines étapes à franchir pour progresser durant la deuxième moitié de la Décennie des Nations unies.
Atelier 21 : EDD et apprentissage tout au long de la vie.
Atelier 22 : EDD et EFTP – développer les savoir-faire et les compétences de la population active.

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