REFORME DE L’AGRICULTURE AU BENIN : Roger DOVONOU déçoit et affiche de faiblesses.

3 mai, 2009 | Par | Rubrique : Manchette

(qu’attend Boni YAYI ?)

Grâce à la volonté du Dr Boni YAYI, la révolution verte est entièrement en marche et rien, apparemment, ne semble pouvoir arrêter ce processus désormais irréversible. Seule inquiétude pour l’heure : la maîtrise de l’eau dont le contrôle continue de constituer le souci majeur des paysans. Mais les dernières actualités ont commencé par inquiéter plus d’un. Il s’agit de la prospection de terres disponibles par les membres du gouvernement en lieu et place du ministre en charge du secteur Roger DOVONOU.

Arthur SETONDJI 

La stupéfaction est générale dès que le peuple a pris connaissance de la terrible nouvelle. Les membres du gouvernement devrait procéder à une prospection de terres disponibles afin d’y installer les jeunes qui manifesteraient le désir d’aller à la terre.

Noble initiative si on était encore à l’ère des Sovkhoz ou des Kolkhoz ! Mais nous en plein troisième millénaire et dans un pays qui a eu le privilège de compter parmi ses cadres les tout premiers agronomes du continent africain.

Ces derniers sont encore vivants et souffrent d’ailleurs de manque de travail car réduits à l’immobilisme de la retraite. Il suffit de faire appel à ces aînés dont la compétence ainsi que l’expérience ne sont plus à démontrer.

Boni YAYI a eu la bonne vision des choses en conviant ces derniers, une fois déjà, à une table d’échanges fructueux. Malheureusement, il a confié « sa » révolution verte à un collaborateur qui ne voit point les choses de la même manière que lui.

Pourtant, Issa Badarou SOULE a encore montré l’exemple, dès sa prise de fonction, en réunissant, sans complexes, tous ses prédécesseurs encore en vie afin de profiter de leurs riches expertises. Pourquoi ne pas suivre ces deux beaux exemples pour vite avancer ?

Polémiques autour d’une prospection
Soit Roger DOVONOU n’est pas compétent ou bien ce collaborateur à qui Boni YAYI a confié ce gigantesque projet n’a pas assimilé correctement le programme d’actions du gouvernement du changement. Comment c’est après l’acquisition, à coût de milliards et sans appel d’offre international, de plusieurs machines agricoles que les ministres du gouvernement vont en prospection domaniale ?

Question bien pertinente à bien des égards car la révolution verte, tout le monde en convient, fut préparée depuis bien longtemps. C’est seulement maintenant que Roger DOVONOU demande les terres sur lesquelles l’Etat devra installer les jeunes ayant pour vocation d’aller à l’agriculture. Ils sont très nombreux à avoir subi des formations dans nos écoles et lycées agricoles sans pouvoir exercer dans leur domaine de formation.

Désormais la solution leur sera offerte grâce au gouvernement de Boni YAYI.
La vraie crainte qui tourmente tout ce beau monde est le comportement du ministre en charge d’une telle initiative qui affiche chaque jour des insuffisances grandissantes.

Beaucoup se demande toujours quelle a été, par exemple, la réaction de Roger DOVONOUN lorsque la presse a fait état de comportements déviants, ayant force de loi, au Lycée Agricole MEDJI de Sékou où le bizutage a donné lieu à des actes d’une gravité extrême. Au LAMES, toutes les filles sont contraintes, presque officiellement et à la connaissance du personnel encadrant et dès leur admission là-bas, à avoir obligatoirement des partenaires sexuels qui leurs sont imposés.

Le SIDA y a donc élu domicile avec une longévité bien garantie. Roger DOVONOU rétorquera, certes, qu’il n’est pas le ministre de l’enseignement technique ni de la formation professionnelle. Toutefois, ces jeunes apprenants seront à la fin de leur formation mis à la disposition de son département et lui-même est un père de famille. Donc, il ne serait pas superfétatoire qu’il s’intéresse de près à ce qui s’y déroule surtout que c’est de la vie sexuelle d’adolescentes qu’il s’agit.

Plus intéressant toujours, cette idée de « renvoyer » ses collègues dans leur département d’origine pour rechercher des terres disponibles. Sur l’émission ‘’Zone Franche’’ de CANAL 3, l’ex directrice de cabinet de Mathieu KEREKOU a fait des révélations qui pourraient inciter Roger DOVONOU à remettre sa démission.

Mais nous sommes au Bénin où cet exercice est du domaine de l’impossible. Selon Célestine ZANNOU, en effet, le problème de l’insécurité foncière fut réglé depuis l’époque où elle travaillait au palais de la Marina. Il ne resterait qu’à prendre un décret d’application.

Or Roger DOVONOU prétexte de cette même insécurité foncière pour faire faire mettre ses collègues en divagations sur le territoire national. Pour lui, son ministère se serait, en ce moment-là, attaché aux données techniques du projet. Pur leurre !  Qu’en sera-t-il des localités qui n’ont pas eu la chance d’avoir un de leurs natifs au gouvernement ?

C’est bien la disponibilité des terres qui devrait constituer le tout premier travail technique car sans elles point de révolution verte aboutie. Comme pour pousser le ministre de l’agriculture dans les cordes, quelques téléspectateurs ont cherché à savoir quel il a été finalement le sort réservé aux contractuels recrutés en 2000.

La réponse du ministre laisse perplexe. Pour ce dernier, ce sont les ministères du travail et des finances qui accusent du retard.

Est-ce alors ces deux ministères qui prélevaient de l’argent sur les primes d’essence et autres de ces jeunes contractuels qui ont dû recourir à des marches forcées avant que ne leur soient accordés quelques uns de plus élémentaires de leurs droits ? La question des motos, est-ce toujours les ministères du travail et des finances qui étaient la base ?

Boni YAYI doit savoir et comprendre maintenant qu’il lui est désormais possible de jauger chacun de ses collaborateurs à travers ces genres d’exercices télévisuels interactifs où le peuple et lui-même pourront évaluer les éventuelles brebis galeuses ou simplement les wagons qu’il traîne dans son équipe.

2 commentaires
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  1. félicitation au chef de l’ETAT son excélence le président BONI YAYA qui a pris le torreau par les cornes

  2. je suis un formateur en materiels agricole c’est ce quil manque j’ai vu au CERPA des tracteurs arretes pour cause : personne sais les mettre en route et les utiliser aucun conseilles au utilisateurs aucun suivi en entretien et aucune pieces de rechanges
    amicalement j c charlot
    si vous le souhaitez je peux vous aider

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