Rebondissemnt dans l’affaire du dépot douane port de Cotonou: Des centaines de millions retrouvés sur le compte bancaire d’un douanier (Toujours avec l’implication d’une première dame cofirmée)

27 avr, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : Actualité nationale

               

Pourquoi une telle impunité à la douane?

Pourquoi une telle impunité à la douane?

Véritable caverne d’Ali Baba, l’administration douanière béninoise commence progressivement par se révéler au grand jour. Au fur et à mesure que les anciens partent de cette véritable pourvoyeuse de fonds au budget général de l’Etat, on découvre avec quelle avidité ses fonctionnaires accomplissent leurs tâches. Après que certaines dénonciations furent portées à la connaissance du Dr Boni YAYI, à qui ses collaborateurs cachent souvent la vérité, des sanctions furent vite prononcées. Mais ce que personne ne savait encore est le véritable mode opératoire de certains douaniers corrompus.
Arthur SETONDJI
Depuis que des têtes furent coupées à la douane pour diverses malversations avérées, les langues ont commencé par se délier et des commerçants impliqués  dans les ventes aux enchères illégales ne savent plus où se donner de la tête. Ils sont un certain nombre à être grands bénéficiaires des manèges qui permettaient à des cadres de l’administration douanière de procéder à des saisies parfaitement illégales puis à des ventes aux enchères de marchandises importées par d’autres opérateurs économiques. Aujourd’hui que leurs complices ne sont plus aux affaires alors qu’ils avaient déjà « déposé » des centaines de millions sur le compte habituellement indiqué, des commerçants ont la panique. Ces commerçants qui, avec la complicité des douaniers délinquants, achetaient à très bas prix des marchandises sauvagement saisies et méchamment cédées ne se privent plus e parler. Et c’est ainsi qu’on sait actuellement comment le paiement se faisait.

Les Douaniers induisent aussi la justice en erreur
Lorsque les douaniers délinquants identifient un ou des conteneurs qui peuvent intéresser leurs complices, ils leur font une proposition de prix et quand les deux parties accordent leur violon, les douaniers corrompus engagent la procédure. Ils rédigent leur Requête de Saisie qu’ils adressent au Président de Tribunal de Première Instance territorialement compétent. Dans le cas d’espèce c’est celui de Cotonou qui est requis. Ce dernier, faisant confiance à des cadres supérieurs et sous serment comme lui ne se donne plus grand peine à vérifier aux informations que des douaniers lui font parvenir. Le Président signe le document (illégal) et les douaniers procèdent enfin à « leurs ventes aux enchères ». En transgression totale de toutes les lois de la république, des conteneurs entiers sont ainsi arrachés à leurs propriétaires et livrés abusivement à des tiers non méritants. En lieu et place d’un affichage pendant dix jours, les douaniers informent leurs partenaires qui vont directement déposer les fonds sur un compte bancaire indiqué. Après les formalités douteuses, les marchandises sont enlevées par les « commerçants » acquéreurs.
Le Partage entre Douaniers et une Première Dame
Ensuite, vint le moment de joie. Après avoir ainsi mis sauvagement aux enchères des biens d’autrui, les délinquants en col blanc et leur protectrice du moment se mettent à table pour partager le butin. Précisons que parmi les plus gros bénéficiaires de ces fameuses ventes aux enchères figure en bonne place le beau frère d’un colonel à la Douane.

Ce beau frère, reconnu pour son penchant pour des affaires frauduleuses achète surtout les conteneurs d’huile végétale. Les caisses du trésor ne perçoivent que des miettes car cette Première Dame et ses complices douaniers ne reversent, en réalité, que ce qu’ils veulent à l’Etat. Mais le vent a tourné autrement depuis environ deux mois que le quotidien ‘’L’AUTRE FRATERNITE’’ s’est permis de mettre le pied dans ce plat. C’est désormais un comité qui étudie les dossiers de toutes les marchandises devant faire l’objet d’une procédure de vente aux enchères publiques. Or de très bonnes sources, on apprend que des bénéficiaires habituels des marchandises sauvagement vendues aux enchères avaient déposé des centaines de millions sur le compte bancaire habituel. Leurs complices n’ayant plus la possibilité de leur « vendre » des conteneurs, il se pose maintenant le problème de récupération de leurs argent. Les déposants se plaignent or nous sommes dans un domaine où la loi est claire. Le corrupteur et le corrompu sont punis de la même peine. Dans ces conditions, ils sont obligés de se confier à leurs proches sans pour autant la certitude de rentrer dans leurs fonds. C’est qui est plus que certain est qu’effectivement un compte bancaire appartenant à un douanier, régulièrement impliqué dans les ventes aux enchères incriminées, a enregistré des dépôts importants depuis peu (Confirmation sans faute). La question qui revient sur les lèvres est de savoir si cette Première Dame d’un genre particulier et ces partenaires d’affaires vont restituer les sous déposés pour fins de corruption.

Le ver demeure dans le fruit
Ce qui intrigue plus d’un est de savoir si le Président Boni YAYI n’est pas encore mal renseigné dans ce dossier de corruption où sont impliquées des personnes proches de son pouvoir. Pourquoi installer un comité pour exécuter dont les principes sont déjà rédigés ? Aujourd’hui, il est aussi limpide que l’eau de roche que la procédure de saisie puis de vente aux enchères ne souffre d’aucun doute. Il suffit de mettre à exécution les textes, surtout la loi de finances et singulièrement le code des douanes qui dans son ensemble contient des dispositions communautaires. Monsieur le Président, il faut faire appliquer simplement les textes et tout ira au lieu de vous soumettre aux mensonges de votre entourage car grâce à des indiscrétions pertinentes, des bénéficiaires de la corruption douanière tapis au palais de la présidence de la république d’où des interférences lorsqu’il s’agit de punir des douaniers. Dans la fiche rédigée par l’ex Inspecteur Général des Services de la douane et adressée à votre autorité il est clairement indiqué ce qui ne va pas au Dépôt douane et ce qu’il fallait faire. Alors, à quoi servira encore un comité pour corriger les nombreux et fréquents dysfonctionnement enregistrés à la douane ? Si tout ce qui est excessif est insignifiant, il est donc indiqué que ce comité ne fera rien de bon pour sauvegarder les recettes à la Division du Dépôt. La seule solution est l’application pure et simple des textes et après penser aux réformes.

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