Politique nationale: Les raisons de la démission confirmée de Rachidi Gbadamassi du G13
26 avr, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : A la une
Yayi-Gbadamassi : Nouvelle aventure vers 2011
Le député Rachidi Gbadamassi a jeté lundi dernier, un gros pavé dans la marre de l’inter groupe des G et F en donnant sa démission du G13. Point de chute : les forces cauris pour un bénin émergent. Ce revirement qui en réalité, n’a rien de spectaculaire peut surprendre quand on sait que l’homme a ainsi abandonné de vieux et grands amis de l’Union pour la relève (Upr) avec qui, il avait pourtant de très bonnes relations. Mais, on se rappelle que Rachidi Gbadamassi nourrissait depuis longtemps –malgré ses critiques acerbes contre le changement et son chef- de grandes envies, de rallier le camp présidentiel. L’homme avait alors déclaré qu’il soutiendrait, les bonnes actions du chef de l’Etat. Ce sont donc, ces bonnes actions de Boni Yayi qui ont fini par séduire l’ancien maire de la ville de Parakou qui a voulu tout simplement rompre avec la politique politicienne qui fait plus de mal que du bien aux masses laborieuses des villes et campagnes de notre pays. En claquant la porte du G13, Rachidi Gbadamassi veut certainement se démarquer des agissements de cette classe politico affairiste hypocrite qui s’oppose sans grande conviction, au régime du changement et son chef. Aussitôt parti du G13, l’homme a rallié l’hexagone où séjourne actuellement, le chef de l’Etat. Cette nouvelle aventure entre les deux hommes, court à n’en point douter, vers la présidentielle de 2011. Une échéance qui lentement mais sûrement, conforte Yayi dans une position de favoris indiscutable pour succéder à lui-même. Le départ de Gbadamassi suscite des interrogations. Les relations entre Issa Salifou et le démissionnaire se sont t’elles détériorées ? Qu’est- ce qui a bien pu pousser l’homme a abandonné ses vieux compagnons ? Ce départ annonce t’il d’autres démissions ? Quelle sera la réaction de l’inter groupe G et F ?
Des interrogations qui confirment, le caractère d’attelage de circonstance que constitue ce machin de G et F. Aux dernières nouvelles, on apprend que le député Rachidi Gbadamassi est l’homme qui va mettre définitivement fin au concept de G et Fen vidant le groupe de sa substance vitale.
Gbadamassi montre le chemin à Epiphane QUENUM et consorts
Le ralliement du député Rachidi Gbadamassi à la cause Yayi est à n’en point douter, le grands arbre qui cache la forêt où séjournent beaucoup d’autres acteurs politiques qui lorgnent du côté de la mouvance présidentielle. Ils sont en effet, plusieurs politiques à être embarqués dans cette aventure des G et F qu’ils n’auraient jamais souhaitée. Dans cette forêt, on retrouve Epiphane QUENUM, Justine Chodaton, Cyriaque Domingo, Eric Houndété, Augustin Ahouanvoèbla et bien d’autres. Ce beau monde hésite encore, à se conformer à leur propre conviction. On continue donc de suivre à contre cœur, les ‘’bêtises’’ de l’inter groupe qui est décidé à aller contre les intérêts du peuple qui les a mandatés. Résultat : le parlement est transformé en une tribune pour politiques médiocres sans ambitions pour la nation, dénués du sens de développement et abonnés à des bassesses dans le but de parvenir coûte que coûte, au pouvoir en vue de se faire une place au soleil et ceci sous le dos des pauvres populations. Gbadamassi a certainement vu juste en claquant la porte du G13 sans crier gare. Il montre ainsi, le chemin à suivre à ses autres collègues. Surtout à Epiphane QUENUM qui est déjà monté au créneau, pour raviver le passé et montrer par la même occasion, que les G et F constituent en réalité, une alliance contre nature. Après le devoir de mémoire qu’il a eu à faire, le bon sens aurait voulu qu’il claque la porte de l’inter groupe. Mais de sources concordantes, on apprend que son départ n’est qu’une question de temps. Wait and see.
.Les agissements des G et F dévoilés
L’honorable Rachidi Gbadamassi a pris rendez vous le lundi dernier, avec l’opinion publique nationale à travers une conférence de presse au cours de laquelle, il n’a pas hésité a révélé un certain nombre de faits, qui ne sont en effet, qu’une lapalissade. L’ancien maire de la ville de Parakou, sans détours, a reconnu que l’inter groupe G et F, véritable va t’en guerre, est à l’origine du blocage dans le bon fonctionnement des activités au parlement.
Il a fallu pour cela, attendre quelques mois seulement après ses dernières déclarations dans lesquelles, il promet soutenir, toutes les bonnes actions du chef de l’Etat surtout dans la ville de Parakou, pour revoir Rachidi Gbadamassi se démarquer définitivement, de la politique politicienne de ses désormais anciens alliés des G et F. L’élu de la 8ème circonscription électorale de Parakou reconnaît que l’opposition non déclarée qui a pris corps depuis quelques temps au parlement, n’est ni constructive, ni pacifique. Il faut arrêter de poser comme des va t’en guerre a-t-il précisé avant de rappeler que la nécessité s’impose, d’ouvrir le dialogue entre les principales tendances politiques pour le bien être de la nation et donc du peuple. ‘’Quand deux éléphants se battent, ce sont les herbes qui en pâtissent’’ a souligné l’honorable Rachidi Gbadamassi qui ne se reconnaît plus, dans ce jeu politique où on tente par tous les moyens, d’abattre le régime du changement et son chef. L’ancien maire de la ville de Parakou a d’ailleurs déposé en bonne et due forme, sa lettre de démission du G13 signée et légalisée à la mairie de ladite localité. Opposant farouche et auteur jusqu’à un passé récent, des diatribes à l’encontre du régime en place, Rachidi Gbadamassi vient de reconnaître en réalité, qu’il n’avait aucune raison de se liguer contre le régime du changement qui bon an mal an, œuvre en vue de faire du Bénin, un pays véritablement émergent. Cette sortie médiatique tient lieu d’un véritable devoir de conscience de Rachidi Gbadamassi qui livre ainsi, ses anciens alliés au peuple. On comprend en définitive, que l’inter groupe n’a en réalité, rien de sérieux à proposer au peuple en vue de le sortir de la précarité. Ces agissements ne visent qu’à manœuvrer pour évincer, Boni Yayi de la magistrature suprême. Rachidi Gbadamassi vient ainsi, de lever un coin de voile sur toutes ces intentions inavouées de ses compères.
Quand des adolescents politiques se mettent en spectacle
Au cours d’un débat en plénière au parlement, Rachidi Gbadamassi avec sa verve, n’a pas ménagé Boni Yayi qu’il a qualifié d’adolescent politique. Y compris les membres des forces cauris pour un bénin émergent. L’ancien maire de la ville de Parakou parlait d’indiscipline budgétaire de l’exécutif et a déversé sa bile sur le gouvernement du changement. Mais la vérité allait s’afficher elle-même. Les faits donnent aujourd’hui raison à tous ceux qui ont rit en suivant ces déclarations du demi-lettré qui maîtrise à peine, la notion de prévision dans une ligne budgétaire. La réalité, c’est que cette classe d’affairistes mal éclairés, se perd souvent au regard de son chiffre d’affaire en baisse depuis que Yayi a vicié tous les circuits de la magouille érigée en système de gestion sous le règne de Mathieu Kérékou qui a métamorphosé le pays en un véritable gâteau que ses proches coupaient à volonté. La gestion faite de l’escorte pendant cette période, n’est que la face cachée de l’iceberg. C’est certainement pour rompre avec ces mauvaises habitudes, que Rachidi Gbadamassi a décidé de quitter le G13 mis en place par ces affairistes décidés à embrigader le peuple. En faisant son mea culpa, l’homme a montré clairement que les G et F ne sont pas dans la logique d’une opposition constructive. Et cette sortie médiatique inspira l’autre Kérékou, le rejeton du vieux, Modeste qui affirme sans ambages, que ces déclarations n’engagent ni son auteur encore moins l’Upr qui reste membre du G13. C’est sous la pression des têtes couronnées de Savè, que Gbadamassi a parlé a professé naïvement Modeste Kérékou. C’est à croire, que Rachidi Gbadamassi ne jouit plus entièrement de ses facultés. Comment des déclarations aussi sensibles d’un homme (adulte de surcroît), peuvent t’elles ne pas l’engager ? Mais de quoi parle en fait Modeste Kérékou ? Gbadamassi est t’il finalement un adolescent politique ?
Voilà bien des interrogations auxquelles, il urge d’apporter des solutions claires. Entre Gbadamassi et le jeune Kérékou, qui est l’adolescent politique ? Le premier, Le second, ou les deux ?La dernière réponse semble être la plus juste et elle pourrait amener à la conclusion selon laquelle, c’est tout le G13 qui est ainsi.
