Gestion du hall et des alentours de l’aéroport de Cotonou: Le directeur de l’entreprise SGAB déterminé à nettoyer le hall de l’aéroport de Cotonou
24 avr, 2009 | Par lautrefrat | Rubrique : A la une, Actualité nationale Depuis que l’aéroport international de Cotonou a fait peau neuve, sous l’ancien régime, la gestion de son hall fut concédée à une structure privée afin d’en assurer une bonne tenue. C’est donc l’entreprise dénommée Service de Gestion des Aéroports du Bénin (SGAB) qui commença par jouer désormais ce rôle. Toutefois, cette gestion ne se fait pas sans conflits permanents entre le responsable de ce SGAB et quelques usagers assez particuliers de l’aéroport Bernardin Cardinal GANTIN.
Arthur SETONDJI
Le climat qui règne aujourd’hui à l’aéroport de Cotonou interpelle plus d’un. D’abord, il y a la sécurité qui a besoin d’être renforcé de jour en jour car unique aéroport de classe internationale que compte notre pays, cet endroit est soumis à toute sorte de trafics allant des stups aux devises dont se font acteurs plusieurs personnes. Raison pour laquelle une main forte doit être prêtée à tous les services qui interviennent dans l’accomplissement rigoureux de cette tâche. Mais qu’est-ce qui a pu se passer pour que certains de nos compatriotes ne soient plus admis facilement dans le hall de cet aéroport ?
Sources du Mécontentement des « Informels »
De l’avis de ces usagers qui se sentent interdits d’entrer dans le hall de l’aéroport de Cotonou on compte des cambistes, des zémidjan (conducteurs de taxi moto), des conducteurs de taxi clandestins etc. Egalement, ils sont souvent des intermédiaires entre certaines compagnies aériennes privées et des passagers qui ne sont pas du tout habitués à cet aéroport, avouent-ils. En termes plus clairs, on pourrait dire qu’ils sont ce qu’on appelle des « rabatteurs » pour ces compagnies aériennes africaines. Pour les plus anciens d’entre-eux, ils sont dans cet aéroport depuis environ un quart de siècle à exercer leur métier qu’ils reconnaissent, cependant, être dans l’informel. Mais pour les responsables aéroportuaires chargés de la sécurité comme pour l’entretien des lieux, il y matière à inquiétudes.
Rencontrés, ces principaux responsables estiment que le problème de ces compatriotes chassés du hall et des alentours de celui-ci est très insoluble. D’abord, il y a le fait que des étrangers se sont introduits dans leurs rangs et viennent s’agglutiner aux abords de l’aéroport afin de poser des actes dommageables. Mais plus sérieux encore, il y a que lors de l’arrivée et du départ de certains vols, des individus suspects arrivent à l’aéroport en possession de passeport douteux. On constate aussi un encombrement anarchique du hall par des accompagnateurs qui sont régulièrement supérieurs en nombre par rapport aux voyageurs. Ceci a amené à la prescription de conditions strictes pour l’accès au hall lors du traitement de ces vols, souvent assurés par des compagnies privées africaines.
Que la sagesse revienne à l’aéroport
Cardinal Bernardin GANTIN !
Mais lorsqu’on considère que ces personnes refoulées sont des pères de famille et qu’ils exercent ces différents métiers (informels) depuis des décennies, on ne pourra que convier les uns et les autres au calme puis à la compréhension réciproque car autant les uns sont en droit de donner à cette principale frontière aérienne du Bénin ses lettres de noblesse autant nos compatriotes doivent pouvoir continuer par exercer leur métier dans plus de dignité mais effectivement dans un scrupuleux respect des textes et règlements en vigueur. Vivement que ces compatriotes retrouvent la possibilité de travailler afin d’assouvir aux besoins de leur famille respective et qu’il leur soit évité d’être verbalisés plus ou moins injustement car ils soutiennent avec force détails que les trafics douteux commis à l’aéroport international de Cotonou ne sont pas de leur seul fait. A titre illustratif, ils évoquent des cas de trafics que certains responsables aéroportuaires ont toujours tout fait pour étouffer. Ils citent le cas récent d’un emballage qui contenait des crânes humains. Cet emballage avait transité par le service postal des Tri Postaux avant d’atterrir dans les locaux propres de l’aéroport. Chose assez curieuse, cet emballage a franchi presque tous les postes de filtrage avant de retenir l’attention d’un agent, certainement pas mis dans ce « coup ». A ce jour, cette affaire est complètement étouffée et personne n’a dénoncé personne. Ils affirment ainsi n’être pas les plus pourris de cet aéroport.
Affaire à suivre
