PREPARATION D’UNE GREVE A LA CNSS POUR CAUSE DE MALVERSATIONS DIVERSES : Qui veut ruiner la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ?

18 avr, 2009 | Par | Rubrique : Manchette

MTFP

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La Caisse Nationale de Sécurité Sociale traverse actuellement une profonde crise. Cette situation n’a cependant pas ses sources ailleurs car avec les dernières révélations faites par une frange importante du personnel, à travers les dénonciations du premier responsable syndical le plus représentatif, on découvre l’ampleur du mal. Avec des cotisations constituées pour assurer la survie des employés après leur retraite, les différents principaux responsables de la CNSS n’ont rien trouvé que de se comporter comme de « mauvais pères de famille ».

René LOKOTIN

Si rien n’est réellement fait d’ici à moins de soixante douze heures, on s’acheminera vers une grève sévère qui va paralyser sérieusement les recettes de cette caisse dont l’importance n’est plus à démontrer aujourd’hui.

Pour des raisons peu objectives, les gouvernements successifs ont toujours confié cette structure à des personnes qui n’ont jamais manqué de susciter des interrogations pertinentes quant à leur approche de la bonne gestion.

Dans un passé pas encore lointain, le gouvernement avait ouvertement fermé les yeux sur les déviances d’un ancien DG de cette même caisse qui cumulait très officiellement les fonctions de DG/CNSS et de ministre de la Fonction Publique, donc ministre de tutelle de la caisse.

Les conséquences sont connues puisque l’intéressé n’a point hésité à poser des actes des plus condamnables. Les salariés de la CNSS se rappellent ce feuilleton où ce ministre – directeur général avait accordé un marché de gré à gré évalué à plusieurs centaines des millions de nos francs. Il se rendait dans son bureau de directeur le matin où il sollicite l’autorisation de son ministre de tutelle puis dans l’après midi il se répond dans son bureau de ministre de tutelle.

On se rappelle encore le passage controversé de dame Sakinatou Alafa Orou SIDI dont les locataires de ‘’tour bleue’’ gardent un assez mauvais souvenir à cause de sa gestion plus ou moins approximative de cette caisse.

Et si Boni YAYI écoute maintenant son peuple !
Le régime du changement avait fait naître beaucoup d’espoirs. Le président de la république continue de parler de bonne gouvernance comme tous ses prédécesseurs depuis 1991.

Toutefois, le constat est loin de combler les attentes lorsqu’on découvre le vrai visage de ceux qui parlent de changement aux côtés du Dr Boni YAYI. Désormais, les populations du Bénin se posent plusieurs questions au sujet des agissements des proches du régime qui sont nommés à des postes de responsabilités notamment ceux à qui le pouvoir du changement a confié la gestion des entreprises d’Etat.

A une ou deux exceptions près, on constate que tous les cadres positionnés par Boni YAYI pour l’aider à gérer autrement la cité sont de véritables contre exemples pour ne pas dire carrément des fossoyeurs de l’économie nationale. Mais ce qui suscite plus d’interrogations est le fait que le chef du gouvernement fasse davantage confiance aux indélicats (notre rédaction ouvrira bientôt un sulfureux dossier sur le CNCB).

Cette manière de faire vient de provoquer une véritable crise au sein de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale dont le premier responsable est actuellement sous le feu nourri du plus gros syndicat de la caisse à savoir le SYNASS. Tout ceci ne serait jamais arrivé si le conseil d’administration jouait correctement et convenablement sa partition.

A quoi sert la « bande » à Guillaume C. ATTIGBE ?
A l’étape actuelle des choses, on pourrait affirmer sans le moindre doute que le conseil d’administration de la CNSS, dirigé par le bouillant syndicaliste Guillaume ATTIGBE, a commis plusieurs légèretés.

D’abord, il se pose toujours le problème du salaire que percevait l’actuel directeur général de la CNSS lorsque ce dernier était salarié de Banque Internationale du Bénin.

Comme nous l’annoncions dans notre dernière parution, on sent qu’il y a un flou artistique autour du bulletin de paie du sieur Gabriel Ousmane MOUSSA à la BIBE car il y a deux montants qui sont évoqués. Pour l’instant, le salaire de l’actuel DG/CNSS est établi pour le compte de la caisse sur la base de ce que lui payait la BIBE.

Or, selon quelques indiscrétions, le salaire payé par la BIBE et déclaré aujourd’hui serait à près de quatre millions de francs CFA. Mais les syndicalistes du SYNASS affirment qu’il y aurait économie de vérité à ce sujet. De sources crédibles, nous apprenons qu’une mission dépêchée auprès des dirigeants de la BIBE rapporte que le salaire préalablement perçu par Gabriel MOUSSA serait effectivement de près de quatre millions. A ce sujet, la colère des travailleurs risque de monter encore d’un cran, dans les jours à venir, puisque d’autres sources estiment que la BIBE qui doit avoir l’habitude des bonnes institutions financières déclarait régulièrement les salaires de tous ses employés et les notifiait au fisc tout comme à la CNSS.
Combien gagnait vraiment MOUSSA à la BIBE ?

 Le conflit entre Gabriel MOUSSA et le syndicat de la CNSS prend ainsi un galon de plus car au cas où des recherches des syndicalistes aboutiraient à une contradiction entre le salaire annoncé et le salaire déclaré au fisc, ce serait là une autre histoire qui pourrait amener la justice à intervenir puisqu’on se retrouverait dans une situation de « faux et usage de faux ».

D’ailleurs, la BIBE en prendrait également pour sa crédibilité. Elle risque alors d’être redressée ! C’est pourquoi nous invitons toutes les parties à jouer sereinement leur rôle dans la transparence.

L’autre pomme de discorde est et demeure le fruit de la vente d’un domaine que la CNSS avait acquis à prix d’or auprès du président Emile Derlin ZINSOU. A l’époque, beaucoup de voix s’étaient élevées pour dénoncer le coût exorbitant de cette transaction dont la caisse n’a visiblement pas besoin. Aucune étude n’avait corroboré ce deal pour affirmer ou confirmer si cela serait rentable à la caisse des travailleurs béninois.

Mais contre toute attente, ce domaine fut, plus tard, bradé aux Libyens dans une autre transaction où, de bonnes sources, la caisse aurait perdu près de quatre cent millions de francs CFA. Mais à ce jour, personne ne sait si les Libyens ont déjà payé les cinq milliards f CFA ou non. Pendant ce temps, cette caisse entretient des membres d’un Conseil d’Administration qui sont parfaitement incapables d’apporter leur expertise à la CNSS.

Certainement que les syndicalistes n’iront pas jusqu’à mettre sur la place publique certaines informations qui circulent actuellement dans les couloirs de la direction générale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et qui font état de ce que certains ministres « demanderaient » des prêts à la direction de la caisse. Vivement que les cotisations de nos salariés ne soient plus dilapidées dans des dépenses suspectes.

 

A suivre

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