VIOLATION REPETEE DES TEXTES ET VENTES AUX ENCHERES SAUVAGE A LA DOUANE : Soulé Mana LAWANI et le Colonel Françis KAKAÏ GLELE doivent s’expliquer

27 mar, 2009 | Par | Rubrique : Manchette

(Une « Première Dame » et un Conseiller de Boni YAYI impliqués)

A l’allure où vont actuellement les choses, le doute est définitivement ôté des esprits et il est dorénavant admis que les véritables opposants au changement sont davantage dans le tout premier cercle qui entoure le chef de l’Etat, le Dr Boni YAYI. Le changement a désormais du plomb dans l’aille car l’Etat de droit court le risque d’être ruiné par des individus se croyant au-dessus de la loi. Aujourd’hui, c’est le dépôt douanes du Port qui livre ses secrets et on découvre comment une bande organisée pille et siphonne l’économie nationale.

Arthur SETONDJI

Grâce à des confidences et quelques actes de courage avéré, notre rédaction est actuellement en possession d’informations et de documents qui mettent désormais à nu un groupuscule composé d’une de nos « Premières Dames » dont le parc d’attraction n’est rien d’autre que le dépôt douane au port de Cotonou. Mais comment une dame, fut-elle première, peut-elle se rendre auteur de pareilles manœuvres à la douane ? Il doit y avoir nécessairement des complicités haut placées.

Mais parce que des commerçants béninois comme expatriés sont fatigués de leur spoliation au dépôt et que des fonctionnaires honnêtes de l’administration douanière sont aussi mécontents, nous pouvons maintenant livrer ces informations qui démontrent comment au nom de la proximité avec le pouvoir exécutif des individus compromettent les actions de salubrité du Dr Boni YAYI.

Le Dépôt douane est « privatisé » par des proches du pouvoir

Le dépôt douane, tout les Béninois le reconnaissent, est un haut lieu de magouilles de tous genres depuis la nuit des temps.

Mais personne ne pouvait s’imaginer qu’à l’ère du changement on assisterait à un pillage et une escroquerie d’une envergure aussi phénoménale.

Et dire que c’est dans les cercles du pouvoir qu’on se comporte de la sorte est simplement ahurissant. Comme nous le développions plus haut, une telle volonté d’écrémer les finances publiques au dépôt de la douane au port ne saurait jamais exister ou atteindre une si effroyable proportion si des trafics d’influence ne sont constamment exercés sur certains fonctionnaires de la douane.

A cet effet, il est aussi limpide que l’eau de roche que le degré de prédation atteint aujourd’hui par les multiples dysfonctionnement n’ont pas leurs sources bien loin dans la hiérarchie de cette administration, dont l’appartenance est devenue au fil des ans une obsession pour les jeunes cadres de notre pays.

Un récent sondage avait effectivement estimé à plus 80% le nombre de jeunes bacheliers qui aimerait, au risque de ruiner leur parents, entrer dans cette administration. Inquiétant !

Mais pourquoi ? Seulement parce que certains fonctionnaires de cette administration posent constamment des actes qui déshonorent leur corporation pendant qu’ils se remplissent les poches et exhibent fièrement leur fortune souvent mal acquise.

Le moins que l’on puise dire à l’étape actuelle des choses est que l’actuel directeur régional de l’atlantique et du littoral (DRAL), le colonel Françis KAKAÏ GLELE, est devenu, à quelques mois de sa retraite administrative, plus surprenant que jamais.
Lors d’une récente inspection, sur dénonciations des importateurs spoliés au cordon douanier du port autonome de Cotonou mais plus spécifiquement au dépôt des lieux, la moisson est dramatique et confond très sérieusement le DRAL.

Cadre émérite et intellectuel de bonne facture, le colonel Françis KAKAÏ GLELE aura du mal se tirer d’affaire tellement les preuves sont impitoyables contre lui. La compromission dont il s’est révélé auteur au cours de cette descente inopinée de l’inspection générale des services dépasse absolument l’entendement.

D’abord, tout part de la confusion qui entoure la gestion même de cette division de la douane qu’est le Dépôt. Le constat actuel est que ce dépôt ne dispose pas d’un registre d’enregistrement des marchandises en dépôt, conformément aux prescriptions du code des douanes.

C’est l’article 195 de ce code qui en fait une exigence inaliénable voire incontournable. De plus le dépôt n’a aucune possibilité de procéder à la vérification de l’effectivité de l’entrée en dépôt des marchandises de même que l’existence des titres de transport. Ce dysfonctionnement est dû au fait que le dépôt ne reçoit aucune copie des manifestes des navires. Bizarre !!! Mais cela n’est pas un souci pour le DRAL, Françis KAKAÏ GLELE.

On peut penser que ce dernier n’a pas encore le temps nécessaire pour procéder à l’amélioration des conditions de travail au dépôt. Toutefois, des révélations supplémentaires montrent que ce manque de souci pour l’informatisation du travail au dépôt arrange bien de personnes dont indubitablement le directeur régionale atlantique littoral.

Françis KAKAÏ GLELE doit être interpellé
En effet, ce dernier s’est comporté comme un vulgaire fonctionnaire car beaucoup de procédures de demandes de confiscation de marchandises ont été initiées par Francis KAKAÏ GLELE, en flagrante violation des règles prévues à cet effet. Il se révèle, par exemple, que des numéros inscrits sur les requêtes de confiscation portant la signature du DRAL ne soient pas conformes avec les numéros mentionnés dans le répertoire de dépôt.

En plus il est constaté que des numéros inscrits sur des requêtes de confiscation, signées de Françis KAKAÏ GLELE, soient carrément inexistants dans le répertoire de dépôt. C’est un fait extrêmement grave car se comportant tel qu’il le fait, le directeur régional atlantique et littoral induit la justice en erreur.

Son ministre de tutelle, limogeur à tour de bras, tout comme les conseillers aux affaires douanières du président de la république ne savent pas encore que des loups sont entrés dans la bergerie avec un appétit de requin.

Mais nous y reviendrons.
Pour l’instant, on sait que les plus gros bénéficiaires de ces dysfonctionnement à la douane et plus précisément au dépôt sont :

une « Première Dame », l’épouse d’un colonel des douanes, le beau-frère de cette épouse du colonel (ce beau-frère doit en partie sa fortune à la corruption du douanier) et enfin un autre douanier proche du palais de la Marina.

On comprend alors, la confiance qui peut animer ce groupuscule de délinquants. Ils ont le pouvoir dans leurs mains et leurs proches le répandent partout à travers villes et campagnes du Bénin.

A suivre

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