Invité sur Océan FM : Modeste Kérékou parle profondément du livre de Réckya Madougou

27 fév, 2009 | Par | Rubrique : Actualité nationale

L'Ancien Président de la République,Mathieu KEREKOU

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La nouvelle publication du ministre Réckya Madougou continue de soulever des vagues, particulièrement au sein des descendants de l’ancien président Mathieu Kérékou. Invité le dimanche 21 février 2009 sur l’émission « Cartes sur tables », de la radio Océan Fm Modeste Kérékou a qualifié de mensongers et de diffamatoires, certains passages dudit ouvrage.

Il  n’entend toujours pas faire retomber le mercure après les critiques contenues dans le livre « Mon combat pour la parole » récemment publié par la  ministre Réckya Madougou.

Sur Océan FM le dimanche dernier, il a affirmé qu’en dépit des excuses publiques exigées de l’auteur de l’oeuvre, la famille Kérékou se réserve le droit d’initier des actions judicaires contre la maison d’édition l’Harmattan aux fins d’obtenir le retrait des passages incriminés, voire des dédommagements.

Se prononçant d’entrée sur le contexte politico médiatique qui caractérise la parution de l’ouvrage, le fils de l’ancien Président de la République, le Général Mathieu KEREKOU  a jugé fantaisistes et irrecevables, les arguments qui consistent à dire que le livre a été publié deux mois seulement après l’entrée au gouvernement de son auteur à cause de l’agenda de l’Harmattan.

C’était de n’importe quoi, répond Modeste Kérékou qui ajoute d’ailleurs que le succès médiatique et les 27 millions de Francs Cfa prix auquel le livre a été enlevé ne sont rien d’autres que des avantages de l’appartenance de Réckya Madougou au gouvernement de Yayi Boni.

De plus, au regard des personnalités ayant participé à la vente à l’américaine à Paris, (Ministres, Directeurs Généraux…), Modeste Kérékou affirme que la somme ayant servi à acheter le livre provient, sans doute, des deniers publics.

Dans le fond des accusations faites, il a affirmé qu’en ce qui concerne notamment le dossier Sonacop, la procédure de cession de celle-ci à la Continentale des pétroles et d’investissement (Cpi) a déjà fait l’objet d’un rapport de la Boad. Et selon lui, les nouvelles révélations de la Ministre fondées sur des sources de la Banque Mondiale restent à prouver.

Concernant l’affaire des frais de justice criminelle, il a confié que la justice a fait son travail dans la totale indépendance. Idem dans le scandale Amani Tidjani dans lequel, selon ces dires, Réckya Madougou accuse certaines personnalités du gouvernement Kérékou de liens avec ce receleur, mais sans en apporter la preuve.

Concernant la mobilisation de la société civile qui a rendu célèbre en 2006, l’ex militante dans son combat anti-révisionniste, l’ex député et membre du G13 affirme que cette dernière n’avait fait que défoncer une porte déjà ouverte car son père n’avait jamais voulu toucher la loi fondamentale pour se maintenir au pouvoir. 

Quant à la gestion des fonds des véhicules d’occasion, l’ancien député confie que la non budgétisation de ces fonds est la preuve d’une gestion malsaine par le pouvoir. En somme, l’ actuel vice-président de l’Upr conclut que la ministre n’a aucune leçon à donner au régime défunt.

« Sous l’ère Kérékou, il n’y avait pas de prisonniers d’opinion comme sous le régime actuel, caractérisé par le bâillonnement de la presse, la promotion des anti-valeurs…

Romuald Alingo

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