Course pour le Palais de la Marina : Plaidoyer pour le relèvement de la caution des candidats

27 fév, 2009 | Par | Rubrique : A la une

(Pour éviter la ballade de menu fretins)

L’article 11 de la loi N°2000-019 définissant les règles particulières pour l’élection du président de la République adoptée le 31 octobre 2000 stipule que ‘’ ….dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature, le candidat devra verser auprès de trésorier-payeur, ….. un cautionnement de cinq millions….’’.

Cette disposition depuis quelques années, favorise une pléthore de candidatures dans cette petite langue de terre étroite qu’est le Bénin. Ainsi, la dernière présidentielle a mis sur la ligne de départ de la course à la Marina, 26 candidats qui dans une grande majorité,  n’ont aucune base électorale et aucun programme sérieux de développement du Bénin.

S’il est vrai qu’au niveau de la gent féminine, on peut se réjouir de la présence remarquable de deux dames de fer ( Marie Elise Gbèdo et Célestine Zanou),  il est évident aussi qu’entre les 24 autres personnalités (Tous des hommes), il n’y que quelques 4 candidats sérieux qu’on peut mettre en exergue.

C’est donc ni plus ni moins, la marque indélébile d’une ambition présidentielle démesurée qui amène certains,  à rêver d’être le N° 1 des béninois. En somme c’est ce que l’autre a appelé la boulimie du pouvoir d’Etat qui fait rêver des politiques en panne d’inspiration et en mal de sensations.

On sait également que d’autres ne se positionnent que pour des stratégies politiques qui consistent à émietter les voix d’autres candidats plus en vue. La solution à cette ballade présidentielle qui n’honore pas du tout,  notre jeune démocratie est ni plus ni moins, le relèvement de la caution  qui doit augmenter de manière considérable.

Cinq millions pour les candidats à la présidentielle est d’ailleurs insignifiant. Car ce montant représente l’argent de poche de certains et la manne financière que d’autres déboursent chaque week end, pour entretenir des ‘’bureaux’’ et certaines prostituées de coin de rue.

Dans l’optique de la présidentielle 2011 autour de laquelle, les passions s’aiguisent déjà à plus de 2 ans de sa tenue, cette loi doit subir des modification et la nécessité s’impose, de prendre en compte, une disposition qui aura le mérite, de décourager les menu fretins et permettre par la même occasion, à l’électorat en majorité analphabète, de ne pas s’embrouiller autour du choix qui s’avère souvent fatal. Pourquoi ne pas proposer par exemple 50 millions pour la caution des candidats à la magistrature suprême ?  La question reste posée.

Arthur Sètondji

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