Drame à la SBEE : La société s’endette pour payer ses agents

16 déc, 2008 | Par | Rubrique : Manchette

(S’achemine t’on vers sa privatisation ?)

La crise née à la société béninoise d’énergie électrique (Sbee) sous le règne du général Mathieu Kérékou continue d’étendre ses tentacules sous le régime du changement prôné par l’actuel locataire du palais de la marina, Boni Yayi et ceci,  malgré l’arrivée à la tête de la société,  de nouveaux visages.

On se rappelle encore, du scandale des groupes électrogènes de Takoradi sous l’ex ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, nommément cité avec d’anciens directeurs généraux de la société, dans de scabreux dossiers de malversations financières qui ont donné à la société, le triste visage d’un enfant pauvre et malade. En attendant que les mis en cause répondent de leur forfait car la procédure judiciaire suit son cours, la société béninoise d’énergie électrique continue sa traversée de désert. Sous le président Boni Yayi, l’actuel directeur général fait régulièrement recours à une banque de la place, pour régler la question de la masse salariale. On continue donc de payer par découvert,  au sein de cette société qui ne tient plus visiblement en équilibre.

Ce qui occasionne par la même occasion, une masse d’intérêts énormes au profit de cette banque qui risque d’ici là, de réclamer son dû. Dans cette situation où la Sbee sort à coût sur, très affaiblie,  la question se pose donc de savoir, si on ne s’achemine pas lentement  mais sûrement vers sa privation. La question révèle toute son importance car on continue de payer dans un délai excédentaire. La société s’appauvrit donc de jour en jour. Une société au sein de laquelle, on entretient encore une catégorie d’agents qui travaillent sur la base de faux diplômes.

Le réseau étant démantelé, aucune poursuite n’est engagée jusqu’à ce jours, à l’encontre de ses membres dont le cerveau  vient de connaître une promotion. Le changement  se fait donc à l’envers car on ne comprend pas,  qu’à la place de vrais acteurs au service du développement, ce sont des médiocres et des corrompus qui sont promus. On gère de plus en plus mal la Société béninoise d’énergie électrique et les béninois ne sont visiblement pas à la fin de leur calvaire.

Arthur Sètondji  

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