NO COMENTS mercredi 26 nov.08

26 nov, 2008 | Par | Rubrique : No comments

A – Le Pasteur qui aime les Trafics d’influence
A chaque régime son pasteur et c’est ainsi depuis que le caméléon s’est reconverti pour se mettre aux mains de ces individus de peu de foi mais qui martyrisent quotidiennement tant d’âmes en souffrances. Au temps du « vieux » ce fut l’un d’entre eux qui eut la géniale idée de placer l’égérie de fin de règne du grand camarade de lutte aux commandes de notre Etat alors agonisant. Aujourd’hui, un autre s’est découvert plusieurs talents mis à part celui des cultes de dimanche.

Si AKPINKOUN a déjà eu droit aux prophéties électoralistes de cet homme au niveau intellectuel peu enviable, c’est le tour du tout nouveau responsable chargé des travaux publics de souffrir des réprimandes ubuesques de cet individu si proche du Raïs mais incapable de dire à Armand qu’il n’est pas saint du tout de prendre les 10% chez des entrepreneurs pour laisser en souffrances des chantiers qui risquent, malgré tout, de devenir lentement mais très sûrement des éléphants blancs. Pourquoi dérange t-il Nicaise ? Pendant longtemps, Armand nous a abreuvés d’images de ses descentes inopinées sur les théâtres où opèrent ces entrepreneurs corrupteurs. Où était ce Pasteur ? Nul ne sait.

Nous pensions que son protégé nous faisait du bon boulot. Effectivement nous y avions tous cru. Quoi de plus normal lorsqu’on a affaire avec un homme de Dieu, précédemment adepte zélé des fétiches. On oublie si vite que ce sont les mêmes qui spolient hebdomadairement les plus pauvres de nos villes et campagnes.

Maintenant qu’il est placé à la tête de ceux qui s’adonnent assez facilement au trafic de stups, on attend de voir où Armand finira sa folle course et avec lui son défenseur de Pasteur. Pour l’instant, le peuple béninois prie ce Pasteur de laisser Nicaise nous doigter les ardoises teintées du patron des flics.

B –  L’Affaire des cinq milliards, des seize milliards et les militaires
Le Bénin d’aujourd’hui n’a franchement rien à envier à celui d’hier ni d’avant-hier. On prend les mêmes puis on recommence sauf que c’est la région natale qui fait la différence.

Il se pose véritablement le problème de la gestion des affaires de l’Etat sous le Raïs. Il se passe actuellement des épisodes assez tragiques de l’histoire de la république du Bénin. Beaucoup de diplomates accrédités à Cotonou ont l’impression que le Raïs est définitivement encerclé par un lobby qui veut écumer dangereusement les finances publiques du pays.

Pendant que plusieurs personnes se demandaient encore par quelle prestigitation budgétaire le « boss » va satisfaire l’Emir du plateau qui réclame et exige seize milliards dans l’affaire di « Relais » avant de soutenir le régime, le concurrent local du roi de l’or blanc trouve lui aussi dans les plus intimes du Raïs des personnes ressources qui ont eu l’outrecuidance de faire procéder à des arrangements sordides.

On parle ici également de dédommagements qui se chiffreraient à des milliards au profit d’un pur délinquant économique. De hauts fonctionnaires de l’armée comme du monde des activités libérales mais tous proches du Raïs pactisent avec un tel monsieur. Pour intoxiquer l’opinion publique, ces corrompus envoient par vagues successives des émissaires au pays de feu Félix HOUPHOUET BOIGNI pour distraire le peuple béninois qui va « tolérer » ce nouveau frère jumeau de KOVAKS. Est-ce sans la bénédiction du Raïs ?

Quelques diplomates accrédités à Cotonou et qui suivent de très près ces dossiers fumants estiment que leur interlocuteur ne saurait nier l’existence de réseaux mafieux dans le premier cercle qui l’entoure. En un mot, le deal est bien connu de la Haute Autorité qui y trouverait également son compte.

C – 15.000 Pattes dentifrices enterrées !
Incroyable mais vrai, la mauvaise gestion des deniers publics ne connaîtra pas de fin d’ici à 2011 ou à 2016. Mais pourquoi une telle prédiction ? Simplement parce que des mains peu expertes et fort peu recommandables sont « positionnées » pour siphonner les biens de l’Etat. Tout se passe comme si le Bénin ne dispose pas de structures de contrôle des dépenses de l’Etat. Dans un ministère très en vue, le premier responsable y sème un désordre à nul autre pareil.

« On » sait très bien qu’une structure sous tutelle possède des biens matériels en quantités non négligeables en magasin et pourtant « on » se précipite pour faire des commandes encore plus importantes que ce qui est déjà acheté et dormait, depuis des mois, dans ce même magasin. Le résultat est que des biens sont frappés de péremption et atterrissent dans le sous sol.

Pourtant, le gouvernement parle de vie chère et propose des mesures de luttes celle-ci. Qui trompe le Raïs ? Tous les Béninois savent que certaines structures étatiques sont très demandeuses en produits importés. Celle dont nous parlons ici dépense légalement des milliards chaque année.

C’est ainsi que le ministre de tutelle ose aujourd’hui braver tous les textes et se permet de faire à sa tête à cause de ses liens séculaires avec le Raïs. Ainsi pour des raisons de relations poussées avec le chef d’Etat, il se permet de dilapider les maigres ressources financières dont dispose le pays.

Actuellement, il s’offre tout ce dont il rêvait : voitures de haut standing, chaussures de luxe, les belles nanas etc… L’un des fruits de ses entrailles trouve boulot chez l’un de ceux à qui l’Etat veut s’engager à payer des milliards. Pendant ce temps, le garde du corps d’un simple doyen de faculté universitaire tire sur des étudiants pour raison de hausse de tarifs d’inscription.  Où est le social ?

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