VANDALISME AU MARCHE DANTOKPA : Les Forces de défense et de Sécurité ont à nouveau capitule devant les bandits

24 nov, 2008 | Par | Rubrique : A la une

( le Bénin est malade de ses hommes en uniformes)

Enfin, il aura fallu une deuxième descente musclée des bandits, venus probablement du grand voisin de l’est, pour que les plus hautes autorités du Bénin donnent finalement raison aux braves femmes du plus grand marché de notre pays qui avaient opposé une résistance farouche lors de l’implantation de ces agences bancaires. Malheureusement, pas de démission en vue car Boni YAYI continue de cultiver le deux poids deux mesures.

A. KINDE

Le Bénin va demeurer un pays de tous les excès comme de tous les étonnements. Il y a seulement quelques années que les femmes qui faisaient depuis toujours et paisiblement leurs petits et grands commerces au sein de ce marché (aujourd’hui aux dimensions internationales) se sont soulevées pour dire de vives voix à l’ex directrice générale de la SOGEMA qu’elles ne voulaient point d’une implantation d’agences bancaires. Mais comme nous sommes au Bénin et tout devient possible dès lors que vous savez vous y prendre, ces femmes ont perdu la partie sans perdre la guerre. Actuellement, tout leur donne raison mais après combien de biens et vies détruits ?

Dantokpa est désormais livré aux bandits et à des militaires égarés
De mémoire de Béninois, c’est pour la première fois que le marché de Dantokpa est devenu une cible privilégiée des bandits et autres hors la loi. Et en l’espace de dix mois, ces hommes en rupture avec la société ont eu le courage et les moyens de visiter ce marché qu’ils n’hésitent pas à ensanglanter proprement avant de repartir, comme ils sont venus mais avec un peu de sourire. Sourire parce que rien ne les empêche, depuis qu’ils ont opté pour cette expédition sauvage, de prendre ce qu’ils sont venus chercher.

Pourtant, après leur premier forfait, des dispositions très particulières furent prises pour désormais mettre en déroute d’éventuels assaillants. Mais c’est sans oublier que les militaires béninois positionnés sur les lieux sont ce que nous savons tous. Morale dans le talon, militaires mal équipés et mal rémunérés et comme cerise sur le gâteau : éléments presque en guenille et sans équipement radio approprié.

La conséquence logique de cet état de choses est que ces hommes se livrent quotidiennement à des actes peu recommandables. Arrestations de motocyclistes pour diverses raisons allant de l’éclairage des phares des motos au contrôle des pièces de celles-ci. Bref, nous sommes descendus un peu légèrement dans un enfer qui ne dit pas son nom car les principaux responsables de notre armée ne se font de ces soucis. Ils sont dans des bureaux climatisés et font leurs affaires qui se chiffrent en terme de milliards. En plus, l’Etat leur attribue des véhicules de fonctions qui circulent de jouir comme de nuit dans nos villes et campagne car ce sont des biens publics.

YAYI ne trouve jamais de coupables après les agressions
Pour tout ce que servent les différentes autorités chargées de la sécurité des biens et de la personne des Béninois, c’est que du blablabla pour ne pas dire du vent. Comment une armée moderne peut-elle se rendre incapable de sécuriser une zone lagunaire à l’instar de celle du marché Dantokpa ? On croyait rêver mais avec ces genres de déclarations mal pensées et vite débitées, on comprend aisément ce que ces gradés racontent à leur frère de président. Nous l’avons toujours dit et écrit :

Boni YAYI est assez mal entouré ou alors, il n’écoute pas cet entourage qui s’enrichit trop vite aussi. Avec la cessation provisoire des activités bancaires dans l’enceinte du marché Dantokpa, ce n’est plus ni moins que l’aveu de l’échec de nos autorités policières et militaires qui viennent ainsi de capituler devant des bandits. Cette décision à la limite de la honte ne laisse que présager de la vraie insécurité qui plane sur nos têtes. Bien malin qui dira où ces assaillants vont frapper prochainement.

Dans notre prochaine parution nous situerons les responsabilités des uns et des autres car il est trop facile qu’on vienne, avec un régime dit du changement, pour nous raconter à chaque « défaite » des balivernes. Il faut que le président de la république, le docteur Boni YAYI, cesse d’être le parrain de certains à qui il déroule le tapis rouge pendant qu’ils affichent leurs limites alors qu’il ne manque jamais de limoger les autres dès la moindre peccadille. Autrement dit, Boni YAYI doit faire le ménage au niveau de tous ceux-là qui manquent de nous donner confiance car trop c’est trop. N’avons-nous pas connu d’autres régimes ici au Bénin ? Alors, qu’on cesse de nous faire croire au Père Noël tandis qu’on nous vole et nous tue sous le regard complaisant d’une nouvelle caste de prédateurs.

Une réponse
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  1. C’est vraiment une honte nationale!
    nous ne sommes pas du tout en sécurité et Dieu seul sait quand ils vont revenir et quel autre endroit du pays les intéressera !
    Mais une chose est sur, nous ne sommes pas en sécurité et c’est une honte pour tous les pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire et même la presse en général ).
    Que font nos unités dites spéciales de la police?
    quelles leçons avons nous tirées depuis le 1er braquage? le second ?
    A quand le prochain …?

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