Débâcle des Ecureuils au Caire 5-1 : La correctionnelle qui confond Michel Dussuyer
21 nov, 2008 | Par lautrefrat | Rubrique : A la une(Un coach aux ordres de la fédération)
L’expédition égyptienne du team national dans le cadre de la journée Fifa s’est soldée par une cuisante défaite (5-1) devant une équipe des pharaons d’Egypte nettement au dessus des carcasses convoyés au Caire par le coach français Michel Dussuyer et la fédération béninoise de football.
Et pourtant, l’équipe était au complet à part trois joueurs (Sèssègnon, Adjamonsi et Mouri) qui n’ont pas répondu présent à ce match amical. Pour une sortie, ce fut une véritable ratée qui confirme ce que les plus réalistes ont toujours pensé de cette équipe des Ecureuils qui gagnent souvent sur un coup de chance que ce soit à Cotonou ou ailleurs. Déjà au terme de la première partie, les poulains de Michel Dussuyer avaient déjà bu le calice jusqu’à la lie (4-0).
Une première partie ou cours de laquelle, on pouvait noter aisément une défense fébrile, un milieu de terrain inexistant et une attaque à la traîne avec un Razack Omotoyossi en panne cruelle d’inspiration. Même Yoann Djidonou dans les buts n’était rien qu’une passoire d’où son remplacement –un peu tard –par Maxime Agueh qui a prouvé qu’il avait bien sa place au sein de l’équipe nationale.
La débâcle égyptienne appelle des interrogations et les responsabilités doivent être situées même s’il ne s’agit que d’un match amical. Une de ces réalités réside dans le fait, que la fédération béninoise de football à travers son président Anjorin Moucharaf a pris le coach en otage. Michel Dussuyer a ainsi perdu le contrôle des Ecureuils car les joueurs lui sont imposés.
Le vieillard ramené en sélection sur ordre du président de la Fbf ramène à la réalité selon laquelle, l’histoire des entraîneurs du team national veut se répéter. René Taelman, Cecil Jones Atturquayefio, Serge Devez, Edmée Codjo et Wabi Gomez en savent quelque chose. Le diable qui tue le football continue de se mettre en valeur et personne ne peut jurer de l’avenir de cette équipe dans ce groupe pour le troisième et dernier tour des éliminatoires de la Can et du mondial de 2010. Le tout nouveau ministre des sports saura t’il mettre fin à la pagaille ? Difficile de le dire car l’homme ne connaît et ne maîtrise rien du domaine sportif ou il a atterrit par la force des choses. Le nouveau gouvernement de Yayi est bel et bien bancal et il va falloir corriger le tir.
Romaric Adjamonsi