Chronique : Excès de zèle déconcertant

21 nov, 2008 | Par lautrefrat | Rubrique : Chronique Hebdomadaire

Autour de la sécurité des personnes et des biens, on assiste depuis quelques semaines, à une publicité fortement médiatisée qui a tendance à faire croire,  que tous les bandits sont traqués et mis hors d’état de nuire. A vrai dire et c’est bien de cela qu’il s’agit, les actions d’éclat de la police nationale dans toute sa composante statistiquement parlant, ne prend en compte réellement  qu’un bandit sur 100 dans la seule ville de Cotonou où tout le monde veut vivre quoi qu’il en coûte.

Des actions d’éclat à saluer quand même, mais mal gérées par le ministre Armand Zinzindohoué qui confond de plus en plus, les infrastructures routières à la question combien délicate, de la sécurité des paisibles citoyens de notre pays.

Du ministère des travaux publics où il a laissé beaucoup d’éléphants blancs malgré ses agitations (la courbette) qui commencent par irriter sérieusement les béninois, Armand Zinzindohoué une fois au ministère très sensible de la sécurité publique continue avec ses commérages qui ont tendance à rassurer les sots et égayer les cupides. Un petit coup de filet de rien du tout des Raids, Bac et autre,  fait sortir la  ‘’haute autorité’’ qui s’époumone dans un élan à faire ricaner même les fous qui ne peuvent pas comprendre comment un ministre aussi important soit il,  (il a remplacé un général) peut dévoiler au grand jour, les contours de l’intervention des forces de l’ordre sous sa tutelle.  

La réalité,  c’est que Boni Yayi n’a offert qu’un cadeau empoisonné à son ami qui le vénère à l’image d’un mendiant des abords de mosquée. Un cadeau qu’il a du mal à ouvrir même si ses déplacements dans les garnisons et ses apparitions fortement médiatisées après toutes les opérations policières laissent croire qu’il est résolument au service de la sécurité des personnes et des biens. Tout ceci est du déjà vu dans la république sans que ses prédécesseurs ne bombent le torse car la tâche est grosse comme une montagne.

L’excès de zèle qu’on connaît à l’homme n’a donc pas disparu de ses habitudes. D’ailleurs les amis d’en face réclament sa tête et Boni Yayi sera obligé de se séparer de  ce collaborateur devenu trop encombrant s’il nourrit des ambitions pour la présidentielle 2011.
Que Zinzindohoué se case maintenant et laisse les flics faire leur boulot.
C’est ce que je pense

Romaric Adjamonsi

Laissez une réponse