Sortie du G13 après le point de presse de Victor Tokpanou : Agoua quémande l’activité de l’escorte

31 oct, 2008 | Par | Rubrique : Actualité nationale

 

 

(Boni Yayi doit rester vigilant)

Le premier point de presse du garde des sceaux, ministre de la justice et porte parole du gouvernement a fait réagir le G13 par l’entremise de l’honorable député Edmond Agoua. En terme de répliques, aux propos pourtant clairs et sans ambages de l’ex secrétaire général du gouvernement, l’opinion publique nationale a eu plutôt  droit,  à une tribune pour confirmer le malaise profond qui hante le G13 même si dans un élan de solidarité trompe-l’œil, le groupe a rejeté l’offre de Yayi, de participer à son gouvernement d’ouverture.

La réalité, c’est que Boni Yayi n’a pas choisi les maîtres à penser du G13 pour leur offrir des postes juteux comme ils en souhaitent,afin de se mettre à l’abri du fisc et faire mains basses,  sur les marchés publics.

Ce que vient confirmer les déclarations de l’honorable Agoua qui rejette  le fait que Yayi n’a jamais consulté le G13 avant la formation du gouvernement. Le vrai G13 dont parle l’ex concessionnaire du poste de péage d’Ekpè n’est rien d’autre, que le bloc des affairistes qui ruinent l’Etat au profit de leurs intérêts particuliers et ceux de leurs proches. C’est autour de l’activité de l’escorte des véhicules d’occasion que les regards sont visiblement  tournés en ce moment précis. 

Et pour tourner l’opinion publique en bourrique, Edmond Agoua a fait croire que le ministre Tokpanou a menti dans son point de presse en justifiant le refus du G13 d’entrer au gouvernement par la rétention de cette activité,  dans les mailles de l’administration douanière. C’est un secret de polichinelle aujourd’hui que la guerre déclarée entre Yayi etle G13 repose sur le fait que le premier refuse de concéder au second,  des faveurs qui risquent à court moyen et long termes, de mettre ’économie béninoise au creux de la vague.

La gestion faite de l’escorte, dans un passé plus ou moins récent est encore fraîche dans la mémoire collective. D’autres pans de l’économie nationale concédés à de supposés opérateurs économiques, ont fait les frais de la gestion hasardeuse et scandaleuse. La fin de l’ère Agoua au poste péage d’Ekpè, les béninois le doivent à Feu Akobi et depuis, la gestion est plus saine. Boni Yayi doit redoubler de vigilance et préserver les mailles de l’économie nationale afin que des brebis galeuses ne s’infiltrent. Sinon bonjour les dégâts.

Romaric Adjamonsi

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