TRAFICS DE DROGUES PAR VOIE DE TERRE : Les Compagnies de Transports Terrestres « inondent » notre

29 oct, 2008 | Par | Rubrique : Actualité nationale

Sans désemparer, les différents groupes de trafiquants de produits illicites, surtout de la drogue, ont conquis notre pays en usant d’une autre technique de transport. Aujourd’hui, ce n’est plus par avion que la drogue arrive chez nous mais plutôt par le biais des bus modernes de certaines compagnies de transports qui se multiplient sans cesse.  

Arthur SETONDJI

Plus de doute actuellement sur la nouvelle méthode inventée par les trafiquants de drogues pour ravitailler leurs proies.

 Autrefois, c’était par avion que des quantités non négligeables atterrissaient à l’aéroport international de Cotonou pas sans la complicité des agents appelés à décourager ce commerce. Les réseaux existent et se sont multipliés car des protecteurs sont installés à tous les niveaux de l’administration publique pour aider en cas d’éventuelles difficultés.

Mais avec la demande sans cesse croissante des stups et surtout vu la situation géographique favorable que présente l’Afrique de l’ouest, il est devenu très aisé pour les gros producteurs de l’Amérique centrale et de sud y compris ceux de l’Asie de profiter de le porosité des frontières africaines.

On le sait, la Guinée Biseau, la Gambie, le Cap Vert, le Sénégal, la Guinée Conakry etc… sont devenus de vrais domaines privés des gros trafiquants. Connus par toutes les polices européennes comme telles, ces plaques tournantes de la drogue ne permettent plus un transfert aisé des produits illicites vers l’Europe où les polices les attendent avec impatience. D’où la nécessité de trouver d’autres portes de sortie.

Profiter de la Faille au Bénin
Il faut donc passer par le Bénin, où une consommation locale s’accroît de jour en jour, surtout dans les écoles privées, pour atterrir en Europe. Naturellement, un autre problème se posait aux ressortissants de cette Afrique occidentale qui avaient d’énormes problèmes à se déplacer confortablement.

Si certains promoteurs de compagnies de transports terrestres sont d’assez bonne foi, d’autres sont par contre de véritables  farceurs qui y ont découvert une autre façon de transporter les drogues de ces pays vers le Bénin sans trop de regards innocents. C’est ainsi qu’à intervalles réguliers et méthodiquement, Cotonou est hebdomadairement envahi de drogues de toutes qualités destinées, en grande partie, à être réexportées vers l’Occident par voie aérienne.

Et tout le monde connaît avec quelle aisance les trafiquants arrivent à embarquer à l’aéroport international de Cotonou récemment rebaptisé Cardinal Bernardin GANTIN,  du nom de l’éminent prélat décédé. Mais pourquoi ne pas attendre d’assainir ces lieux avant de lui donner le nom de notre PAPE Noir, se demandent nombre d’initiés qui pensent que sainteté et produit stupéfiants ne sauraient faire si bon ménage.

Qu’est-ce qui empêche la Police et la Gendarmerie d’agir ?
Paradoxalement, des agents de la police nationale comme ceux de la gendarmerie béninoise ne sont pas sans cette information. Cependant, rien ne se fait, officiellement, pour décourager les trafiquants qui continuent d’emprunter, avec une facilité déconcertante, ces moyens de transports souhaités pas tous.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de voir tous ces bus flambant neufs de la même manière car des individus en rupture avec la société ont pris d’assaut ces moyens de transports pour perpétuer le commerce de la drogue en grande quantité.

Il y a quelques jours, des interpellations ont eu lieu au lieu où « atterrissent » habituellement ces bus, dans un quartier populaire de Cotonou. Même si cette opération semble s’être entourée d’un flou très artistique et pose de sérieux problèmes de moralité de nos agents, l’opération doit pouvoir s’étendre à tous ces parcs et se renforcer sans ménagement car cette pratique pourrait attirer d’autres formes de criminalité contre les paisibles passagers.

L’autre paradoxe dans ces récentes interpellations est qu’un agent de police (un Gardien de la Paix) avait pris son propre véhicule pour aller arrêter ces trafiquants. A ce jour, ce dernier n’a reçu aucune demande d’explication alors qu’il était en mission non commandée. C’est du déjà vu, ces genres d’opérations déviantes sont devenues la nouvelle mode d’enrichissement de nos policiers qui préfèrent « gérer » ces informations car davantage plus lucratif. Même la prison ne leur dit plus rien. Quel immense dommage !     

 

 

 

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