DROGUES, SEXE ET ALCOOL : Des Ecoles Béninoises avec Internats détruisent la jeunesse

17 sept, 2008 | Par | Rubrique : Manchette

( que les parents soient désormais vigilants)

Ils sont vraiment innombrables ces parents qui, pour diverses raisons bien acceptables dans la plupart des cas, préfèrent confier l’éducation de leurs enfants à des écoles dotées d’internats. Ceci a l’avantage que l’enfant, à priori, serait bien suivi comme aux bons vieux temps de nos parents. Mais, de nos jours, la réalité est très décevante dans ces établissements scolaires où la cupidité pousse les promoteurs à reléguer la bonne éducation au second plan au profit de l’argent facile.

René LOKOTIN

Le constat est difficilement acceptable et malheureusement les responsables de ces établissements scolaires, devenus subitement des usines de fabriques de futurs délinquants ne veulent pas reconnaître le mal et chercher à corriger le scandale. Le régime d’internat fut dans les temps passés les lieux où l’on rencontrait les meilleurs élèves et étudiants.

Ces derniers arrivent à acquérir une formation académique qui ne souffre d’aucune faille.

C’était d’ailleurs les établissements scolaires appartenant aux confessions religieuses qui offraient souvent cette opportunité aux parents qui en avaient les ressources financières mais aussi et surtout le courage de laisser leurs enfants recevoir une éducation doublée d’une instruction rude mais bienfaisante à tous. Il est vrai qu’avec l’avènement de la période dite révolutionnaire, on avait assisté à une nationalisation de toutes les écoles confessionnelles qui étaient les plus en vue en matière de régime d’internat.

Des Enseignants sans Diplômes Universitaires

Après l’avènement de la conférence nationale des forces vives, une rétrocession de tous ces lieux de savoir et du savoir-être fut prononcée. Mais le besoin en matière d’éducation est déjà très important d’où la prolifération des écoles allant de la maternelle au supérieur en passant par le secondaire.

C’est justement à ce niveau que le désordre intervint à cause du manque de rigueur imputable aux autorités en charge du secteur. Comment ne pas culpabiliser ces autorités lorsqu’on retrouve des chambres de passage transformées, en l’espace de quelques semaines de vacances, en salles de cours ?

Le comble est que le personnel enseignant régulièrement retenu pour administrer des cours est d’un niveau intellectuel et moral révoltant car rien qu’à Cotonou, on retrouve fréquemment comme enseignants dans nos écoles secondaires des personnes qui n’ont pas eux-mêmes connu une scolarisation normale. Il y en a, à ce jour, qui n’ont même pas eu leur propre diplôme de baccalauréat mais qui donnent des cours au deuxième cycle de l’enseignement secondaire dans bon nombre de nos écoles et qui corrigent aussi des copies à l’examen du bac.

Internats sans Surveillance

Aujourd’hui, la situation est grave et interpelle surtout la conscience des promoteurs des écoles dotées d’internats. Les victimes sont surtout les parents d’élèves d’origines étrangères et attirés par des publicités mensongères. Ces publicités sont souvent destinées aux parents d’origine gabonaise, congolaise, centrafricaine, camerounaise, tchadienne voire burkinabé qui continent de croire, certainement à tort, que le Quartier Latin tropical est encore ce qu’il fut.

Erreur dont leur progéniture sont les premières victimes souvent innocentes puisqu’on les envoie dans des mains peu expertes et obnubilées uniquement par le gain facile. On dénombre actuellement au Bénin plusieurs internats où les enfants sont abandonnés à eux-mêmes dès que leurs parents soldent les frais exigibles par les responsables de ces écoles qui passent leur temps à mener une vie de fortunés pendant que les apprenants se livrent allègrement à la drogue, à l’alcool et sombrent finalement dans le sexe avec une facilité qui frise les township sud-africains.

Deux internats se distinguent négativement

Deux établissements de ce genre qui déshonorent le Bénin attirent particulièrement l’attention. Si l’un se situe dans une commune célèbre du département de l’atlantique, l’autre est situé dans celui du littoral précisément à akpakpa.

Difficile d’y inscrire vos enfants puis en attendre quelque chose de bon. Pourtant, le premier appartient à un scientifique béninois dont l’un des enfants biologiques fait actuellement le bonheur de notre pays grâce à ses activités commerciales. Ces deux établissement sont en train de détruire la jeunesse béninoise comme celle des pays pré- cités car le contrôle et la surveillance font actuellement et cruellement grand défaut pendant que la vente de la drogue et le sexe libre y sont érigés en mode de vie, adopté surtout par les élèves inscrits au régime d’internat dans une proportion que pourrait facilement évaluer à 90% (quatre vingt dix pour cent).

Dans celui situé dans le département de l’atlantique, un apprenant devint fou, il y a quelques années, pour avoir consommé tellement de chanvre indien qu’il en devint ivre avant de « péter » les plombs. Selon des indiscrétions de quelques enseignants ayant démissionné face à l’incapacité des responsables de mettre fin à ces pratiques, le rubicond est déjà franchi car au sein de cet établissement, des élèves ont délimité une zone appelée guétho dont l’accès est même interdit au surveillant général.

Tout vendredi, dès la fin des cours, les plus âgés prennent en « otage » des filles qui sont obligées de subir la dextérité sexuelle de leur « geôliers »jusqu’au dimanche soir avec interdiction formelle de se plaindre à l’administration. Un élève bien connu des responsables se singularise, lui, par le fait qu’il se refuse d’aller suivre les cours pour la simple raison que lors des compositions il finit toujours par avoir de bonnes notes. Ainsi, pendant que ses camarades sont au cours, ce dernier sort son lit, s’y allonge et fume avec application ses « joints » au vu et au su de tout le monde. Quant à la situation qui prévaut à Cotonou, le problème, tout en ressemblant dans le fond à celui décrit précédemment, revêt un caractère encore plus déplorable.

Ce sont les élèves filles comme garçons qui se constituent en bandes pour défier le personnel surveillant sans que celui-ci ne puisse réagir car les parents de ces élèves, souvent d’origine gabonaise, interdisent formellement que l’on punisse leur progéniture. Alors, vous assistez à des scènes inquiétantes : des élèves qui insultent ou qui se bagarrent avec leurs enseignants ou leurs surveillants en cas de correction verbales. Des tenues vestimentaires inacceptables et des looks venus d’ailleurs y sont autorisées par les responsables qui n’ont autre but que de s’enrichir.

A l’analyse, on se rend compte que les promoteurs de ces établissements scolaires ne rêvent plus d’une éducation saine à inculquer aux enfants, avenir du Bénin et de l’Afrique, mais sont davantage intéressés par la situation de leur compte bancaire au point où ils laissent des parents peu consciencieux les intimider laissant les enfants donner libre cours à tous leurs vices.

Au finish, c’est l’image du Bénin qui en prend un coup car tout le monde se rendra bientôt compte que l’éducation donnée au Bénin ne sert plus à rien si ce n’est pour enrichir quelques promoteurs véreux d’écoles qui laissent souvent des vendeurs de stupéfiants très peu scrupuleux s’installer aux alentours de leurs écoles.

Signalons, à toutes fins utiles et à titres d’exemple que la plupart des vendeuses situées dans la rue d’ une école de BTS non loin terrain de sports du CEG Gbégamey proposent et vendent allègrement aux étudiants de cette célèbre école de la drogue.

Affaire à suivre

3 commentaires
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  1. Bonjour monsieur, Votre article me dissuade et désarme face à mon projet de mettre mes à des internats chez moi au Benin. Que internats sont moins touchés par ces fléaux

  2. bonjour je suis ravi de pouvoir donner mon avis sur ce point car il est vrai que dans certains internats aujord’hui il ya un certains laisser aller ce qui n’est pas cependant le cas de tous il faut reconnaitre aussi le bien fondé d’un intrenats l’apport cde celui ci dans la vie la formation de nos jeunes ce qui est dommage et regretable c’est que d’aucun confondent ces lieu en garderie ce qui n’est pas loin de l’estre en indroduisant des cas de tous sorte pour finir je dirais que l’education commence des le lieu de maison et l’internat vous rend plus fort et mieux centré merci

  3. bonjour,

    je souhaiterais savoir si vous connaissez un collège privé avec internat dans le Mono, dont le directeur se nomme Père Xavier et si ce collège a de bonne références.

    Merci de votre réponse.

    Salutations.

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