Guéguerre autour du remaniement ministériel : Le G13 à l’heure de la dislocation

6 Sep, 2008 | Par | Rubrique : A la une

A l’instar du G4 dont la messe de requiem est déjà programmée au cimetière des intérêts ministériels, le G13 est en train, lentement mais très sûrement, de tirer ses dernières cartes sur l’échiquier politique national,  car l’éclatement du bloc est de plus en plus annoncé.

Et pour cause !
Au sein du groupe, on ne parle plus le même langage et tout le monde n’est pas au même degré d’information, en ce qui concerne les négociations avec le gouvernement de Yayi dans le cadre du prochain remaniement ministériel. La classe des affairistes à ne pas confondre avec celle des hommes d’affaire,  a pris le devant des négociations et complote pour ne placer, rien que leurs pions.

Et ceci,  dans la logique des manigances orchestrées dans un passé récent ; celui du règne du général Kérékou. En effet, ces têtes de pont du G13 ont gardé par devers eux,  des dossiers ministrables et n’ont envoyé au chef de l’Etat,  que ceux de leurs copains qu’ils entendent téléguider depuis le palais des gouverneurs à Porto-Novo. On pense contrôler de fond en comble, les cabinets de ces ministres comme ce fut la règle, au temps des dix années du général Mathieu Kérékou à la présidence de la République.

Seulement,  ce passé est révolu car l’actuel chef de l’état en symbiose avec la charte du gouvernement a proscrit toutes velléités de copinage au sein des ministères. Ce qui fait que jusqu’à cette date, beaucoup de cadres postés depuis Kérékou II sont restés dans des cabinets ministériels, rien que pour leur compétence avérée.

D’autres ministères n’ont pas jusqu’à cette date, formé leur cabinet. C’est dire que les ‘’affairistes’’ du G13 se trompent en misant sur cette éventualité qui leur fera faux bond – car ils ne peuvent pas se déroger de la charte gouvernementale- et les discréditera,  aux yeux de l’opinion publique, qui attend de voir, ce dont ils sont capables.

Dans cette situation où les uns plantent les autres pour des intérêts ministériels,   le groupe se trouve fragiliser tant à l’interne qu’à l’externe, car cette classe des affairistes en majorité des demi lettrés, entend dicter sa loi aux autres.

Une loi qui malheureusement,  ne passe pas malgré cette université de vacance tenue à Ouidah et qui n’est en réalité, que le grand arbre qui cache la forêt des malentendus. Les germes annonciateurs de l’éclatement du G13 sont donc visibles et rien ne pourra éteindre ce feu ardent qui met en face, les affairistes et quelques esprits plus éclairés du groupe.

Arthur Sètondji 

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