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Peugeot : CHUTE DE 14 % DES VENTES AU PREMIER TRIMESTRE

8 juil, 2007 | Par | Rubrique : Economie

Les ventes mondiales de PSA Peugeot Citroën sont en baisse de 14 % au premier semestre. Elles s’établissent à 1,587 million d’unités – véhicules montés et ensembles d’éléments détachés –, dans des marchés automobiles mondiaux en forte baisse, annonce, mardi 7 juillet, le constructeur automobile français.

Le groupe PSA enregistre une « stabilité de [sa] part de marché en Europe » à 13,6 %, et en hausse de 0,3 point comparée au deuxième semestre 2008, indique-t-il dans un communiqué. Par marques sur le semestre, Peugeot enregistre une baisse de 13,2 % de ses ventes à 937 000 unités tandis que Citroën est en baisse de 15 % à 650 000 unités.

PSA souligne que le premier semestre a été « marqué par la forte baisse des marchés automobiles mondiaux » (-14,4 % en Europe, -48,9 % en Russie, -12,6 % en Amérique latine). La situation s’est améliorée en Europe en cours de semestre « grâce à l’impact des primes à la casse en place dans treize pays européens », ajoute PSA. Les ventes hors d’Europe ont représenté 34 % des ventes totales, à 536 000 unités, en baisse de 2,7 %.

Les ministres européens des finances

veulent renforcer leurs banques

Les ministres européens des finances, réunis à Bruxelles, se sont mis d’accord, mardi 7 juillet, pour renforcer les bilans des banques du continent afin d’éviter de nouvelles crises. « Nous avons besoin d’un système financier plus robuste en Europe », a expliqué à l’issue de la réunion le ministre suédois des finances, Anders Borg, dont le pays préside l’Union européenne.

Les ministres du conseil Ecofin veulent inciter les établissements financiers à constituer des provisions spéciales pour anticiper les pertes en période de récession. L’objectif est de « soutenir l’introduction d’un provisionnement prospectif, qui consiste à constituer des provisions prélevées sur les bénéfices au cours des périodes de conjoncture favorable, en vue de couvrir les pertes attendues sur les portefeuilles de crédit », ont-ils indiqué dans un texte commun.

Ce système destiné à couvrir les risques à venir, dit du « provisionnement dynamique », existe déjà en Espagne. Il permet d’avoir une réserve que l’on peut utiliser quand la conjoncture est mauvaise, ce qui contribue à atténuer les effets liés aux fluctuations du cycle économique. Son instauration nécessitera une modification de la législation européenne, qui sera proposée en octobre, a indiqué le commissaire européen chargé des services financiers, Charlie McCreevy.

Les ministres européens des finances ont, en revanche, refusé une proposition de l’Allemagne qui souhaitait un assouplissement à court terme des exigences en fonds propres demandées aux banques, pour les aider dès aujourd’hui à traverser la crise actuelle. « Une très large majorité de pays n’avaient pas exactement le même point de vue », a souligné M. Borg, en indiquant que la Commission européenne allait publier un rapport sur le sujet, qui sera discuté à nouveau lors d’une réunion des ministres des finances début octobre.

Le « gendarme du nucléaire » ausculte les centrales

L’exploitation des centrales nucléaires mises en service par EDF entre 1977 et 1986 peut-elle être prolongée sans risques au-delà de trente ans ? C’est la question à laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) va devoir répondre à l’occasion des visites approfondies qu’elle effectuera, réacteur par réacteur, jusqu’en 2020. Le « gendarme » du nucléaire a commencé ce travail en mai au Tricastin (Drôme).

Vidée de ses pastilles d’uranium enrichi, la chaudière nucléaire est examinée à la loupe pour y déceler toute fatigue de l’acier. La double enceinte de béton qui l’entoure sera remplie d’air et soumise à d’énormes pressions pour détecter des fuites. Les générateurs de vapeur vont être auscultés, les circuits hydrauliques testés avec une pression anormalement élevée, etc.

Ce bilan se poursuivra en octobre à Fessenheim 1 (Haut-Rhin), puis à Bugey (Ain), à Dampierre (Loiret), à Gravelines (Nord)… Au cours de la prochaine décennie, trois à quatre réacteurs seront décortiqués chaque année, afin de déterminer s’ils sont encore bons pour le service. Priorité de l’ASN : renforcer la sûreté. Sur les 50 millions d’euros que coûte la visite, les trois quarts y sont consacrés.

C’est en effet sur la sûreté qu’EDF sera jugé. Au Tricastin, le travail a été engagé au début des années 2000. « La visite décennale, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg », explique André-Claude Lacoste, le président de l’ASN, qui a présenté, mardi 7 juillet, les conditions d’une prolongation de dix ans des 34 réacteurs de 900 mégawatts (MW) d’EDF.

Cette prolongation est acquise dans son ensemble. « L’ASN n’a pas identifié, dans les études génériques, d’éléments mettant en cause la capacité d’EDF à maîtriser la sûreté des réacteurs de 900 MW jusqu’à quarante ans », précise Guillaume Wack, directeur des centrales au sein de l’Autorité. Reste que chaque réacteur sera passé au crible. « L’ASN peut être d’accord sur une prolongation de cinq ans seulement », insiste M. Lacoste.

L’enjeu est lourd pour EDF, qui produit 80 % de l’électricité à partir de l’atome. La moyenne d’âge de son parc est de vingt-trois ans (vingt-sept ans pour le parc mondial). « Nous sommes confiants. Notre objectif est d’aller jusqu’à soixante ans sur l’ensemble du parc. On y travaille », explique Bernard Dupraz, directeur général adjoint chargé de la production et de l’ingénierie. « Lors des visites décennales, nous n’avons jamais eu de grosses surprises, affirme Serge Massart, patron du parc nucléaire. Il vieillit très bien. » Depuis 1977, aucune centrale n’a enregistré d’incident supérieur au niveau 2 (sans rejets radioactifs) sur l’échelle internationale INES qui en compte 7, le dernier correspondant à l’accident de Tchernobyl (1986).

Chez EDF, on justifie cette assurance par le retour d’expérience sur un parc de réacteurs de conception très proche et par une maintenance quotidienne, même si la CGT dénonce un relâchement des efforts. EDF y consacre 2 milliards d’euros par an et 500 000 euros vont chaque jour en recherche et développement pour améliorer l’exploitation, indique M. Massart.

Yves Marignac, directeur de l’agence d’étude nucléaire Wise-Paris, conteste cet optimisme et souligne que le retour d’expérience est « proche de zéro » sur une technologie née dans les années 1970. « Le problème, ajoute-t-il, est qu’aucun pays n’a développé un ensemble cohérent de critères pour définir les conditions entraînant un arrêt pour cause de vieillissement. » La décennie supplémentaire d’exploitation est « déjà inscrite dans les livres du groupe », rappelle M. Dupraz. Quand EDF s’est présenté en Bourse fin 2005, sa valeur intégrait la prolongation très rentable d’un parc amorti. Car l’enjeu de la sûreté se double d’un enjeu financier. Le coût d’une prolongation de dix ans est de 400 millions d’euros par réacteur, soit 24 milliards pour toutes les tranches de 900 MW. Le réacteur EPR de troisième génération, en cours de construction à Flamanville (Manche), vaut 4 milliards l’unité !

A l’automne 2010, l’ASN donnera son feu vert à la poursuite de Tricastin 1. Pour Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, fer de lance de la lutte antinucléaire, « une grande partie des centrales pourrait être prolongée de dix, voire vingt ans ». Cela éviterait de « se lancer à corps perdu dans un renouvellement du parc qui compromettrait la mise en oeuvre de vraie solution face au changement climatique ». A condition, dit-il, que la décision s’inscrive dans une politique de sortie progressive du nucléaire et que les bénéfices de la prolongation soient investis dans les renouvelables et les économies d’énergie.

Le gouvernement en a décidé autrement : il y aura prolongation et renouvellement avec des EPR, dont le deuxième est prévu à Penly (Seine-Maritime). Nicolas Sarkozy a réaffirmé le choix nucléaire de tous ses prédécesseurs depuis le général de Gaulle. Le chef de l’Etat juge qu’on ne peut prendre le risque de tabler sur la prolongation de tous les réacteurs et qu’en cas d’arrêt de certains, l’EPR évitera toute pénurie d’électricité. Il n’en souligne pas moins la nécessité de renforcer la sûreté.

A l’issue du sommet franco-britannique d’Evian, lundi 6 juillet, les deux pays ont annoncé qu’ils « se concerteront étroitement », lors des réunions annuelles de leurs inspecteurs, mais aussi au niveau européen et international.

Jean-Michel Bezat

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